- En 2025, la grêle a frappé très fort en France.
- Sur 5,2 milliards d’euros de dégâts recensés par les assureurs, 2,2 milliards sont uniquement liés à ce phénomène.
- Des sinistrés attendent toujours de se faire rembourser ou de pouvoir commencer leurs travaux.
Suivez la couverture complète
Orages violents : après la grêle, les dégâts à réparer
À Tours-sur-Meymont, dans le Puy-de-Dôme, la porte d’entrée de Louis est flambant neuve. Il faut dire qu’il l’a attendue pendant des mois. En juin dernier, une équipe de TF1 l’avait rencontré, lui et ses voisins sidérés par l’ampleur des dégâts. La grêle n’avait fait aucun cadeau à la petite commune : vitres explosées, serres éventrées, toits perforés de toutes parts…
Depuis, Louis se bat avec son assurance pour obtenir un remboursement. Pour la porte principale, c’est fait. Sur les 4.543 euros payés, il est remboursé de 3.400 euros. En revanche, pour les autres portes, les gouttières, la toiture de Louis, tout est encore dans le même état qu’il y a neuf mois. En survolant le village, les bâches bleues sont en masse. Chacun attend son tour.
2025 est l’une des années où la grêle a frappé le plus fort. Sur 5,2 milliards d’euros de dégâts recensés par les assureurs, 2,2 milliards d’euros sont uniquement liés à ce phénomène. C’est la deuxième année la plus coûteuse depuis 1984. Décennie après décennie, la moyenne des coûts des sinistres climatiques ne fait qu’augmenter du fait du changement climatique. Entre 1990 et 2009, les sinistres climatiques avaient coûté en moyenne 2,7 milliards d’euros, et 1,6 milliard entre 1982 et 1989.
« On va avoir
des épisodes qui vont être beaucoup plus intenses, avec des grêlons de plus en plus gros
. Et ça, ça va causer des dégâts extrêmement importants sur des vérandas, des bris de glace, et puis les carrosseries également »,
explique face à notre caméra Stéphanie Duraffourd, porte-parole d’Assurland. « Les catastrophes climatiques, ce n’est pas le risque de demain, c’est la réalité d’aujourd’hui »,
a de son côté rappelé la présidente de France Assureurs, Florence Lustman, lors d’une conférence de presse.
En 2025, 7 communes sur 10 touchées
Au total, l’an dernier, pas moins de 105 jours de grêle et près de 7 communes sur 10 ont été touchées. Certaines plus rudement que d’autres. À Mazan-l’Abbaye en Ardèche, par exemple, on compte 17 épisodes successifs dans l’année.
À l’autre bout de la France, en Normandie, c’est la double peine pour Cyprien Hervieu, agriculteur qui témoigne dans notre reportage. La grêle a touché sa maison, mais aussi sa grange, son outil de travail. Pour réparer le toit, encore à l’air libre, il vient d’obtenir 30.000 euros de son assureur. Pour le reste, il ne peut rien espérer. « Malheureusement, je n’étais pas assuré sur les cultures dites de céréales et de fourrage qui servent à alimenter les animaux. Et là, on a tout perdu »,
soupire-t-il.
Face à ces intempéries de plus en plus fréquentes, de plus en plus violentes, les compagnies pourraient augmenter le tarif des assurances habitation de 7% cette année.




