C’était une demande de longue date des pays en développement qui ne sont pas responsables du changement climatique mais qui en subissent le plus les dégâts qu’il faut réparer, si bien que l’argent manque alors pour d’autres investissements.
Le fonds pertes et préjudices est donc censé répondre à ce problème alimenté par les pays riches pour financer des projets de réparations à la suite de catastrophes climatiques, expliquent Géraud Bosman et Simon Rozé, du service environnement de RFI. Ses premiers versements devraient être validés cette semaine pour des projets en Haïti, en Jamaïque, en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Quatre projets seulement, c’est peu, vu le nombre de demandes déposées.
« Le grand nombre de demandes qui ont été déposées – il y en a eu 198 – illustre bien les besoins sur le terrain. L’enveloppe actuellement attribuée ne s’élève cependant qu’à 250 millions de dollars, contre des besoins estimés à près de trois milliards, si l’on additionne toutes les demandes reçues, constate Brenda Mwale, membre de la Collaboration sur les pertes et préjudices, une organisation de la société civile. On doit donc trouver un moyen d’abonder ce fonds, sans quoi on ne pourra pas répondre aux besoins des pays en développement. »
Car les pays riches rechignent à mettre la main à la poche : alors que qu’un peu plus de 800 millions de dollars ont été promis depuis la création du fonds il y a deux ans et demi, seule la moitié a effectivement été versée à ce stade.
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