jeudi, septembre 10

Premières victimes – En 2025, les chocs climatiques extrêmes ont exposé les filles à « un risque accru de décrochage scolaire », car elles « assument des responsabilités supplémentaires » au sein de leur foyer lors des catastrophes naturelles

Elles « assument des responsabilités supplémentaires » au sein de leur foyer lors des catastrophes naturelles. Canicules, tempêtes, incendies… Les chocs climatiques extrêmes ont exposé les filles à « un risque accru de décrochage scolaire » en 2025, s’alarme ce jeudi l’Unicef.

« Pour des millions d’enfants, les aléas climatiques ne se contentent pas de perturber les cours. Ils détruisent leurs écoles, déracinent leur famille et privent les plus vulnérables d’entre eux, en particulier les filles, de la possibilité de retourner un jour en classe », détaille la directrice générale de l’agence onusienne Catherine Russell. Contrairement à leurs camarades garçons, elles s’occupent davantage de leur famille, notamment en allant chercher de l’eau. « Ces pressions augmentent aussi le risque qu’elles soient mariées à un âge précoce », les éloignant ainsi de la possibilité de retourner à l’école.

171 millions d’enfants concernés

Plus généralement, les chocs climatiques, de plus en plus fréquents et intenses en raison du réchauffement climatique, ont eu « de lourdes répercussions sur la scolarité » de plus de 171 millions d’enfants dans 106 pays l’année dernière, souligne l’Unicef. Des chiffres à appréhender avec « précaution » en raison de données lacunaires.

En 2025, les tempêtes ont été la principale cause des perturbations scolaires, avec au moins 109 millions d’écoliers concernés. Les inondations ont également affecté la scolarité de 70 millions d’enfants. Enfin, les vagues de cha(…)

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