vendredi, janvier 16

Dominique Pelicot n’en a pas fini avec la justice. Le pôle cold cases de Nanterre enquête désormais sur les « parcours criminels » du principal condamné des viols de Mazan, mais aussi du tueur en série François Vérove, surnommé « Le Grêlé », a indiqué ce vendredi 16 janvier le parquet de Nanterre.

Les investigations sur ces « parcours criminels », destinées à identifier d’autres victimes potentielles, ont été déclenchées lundi 12 janvier, a précisé le ministère public, confirmant une information de RTL.

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Déjà ce week-end sur BFMTV, dans l’émission judiciaire Affaire suivante, deux magistrats évoquaient cette information.

« Le parcours criminel de Dominique Pelicot s’inscrit dans l’information judiciaire qui a été ouverte à l’origine. En 2015, la juge d’instruction Nathalie Turquey est saisie de deux enquêtes qui sont rapprochées (deux cold cases dans lesquels est soupçonné Dominique Pelicot, NDLR), et récupère ce dossier. Et le parcours criminel s’inscrit dans le cadre de cette information judiciaire », indiquait ainsi Marie-Céline Lawrysz.

Dominique Pelicot a été condamné en 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan, entre 2011 et 2020.

Ancien gendarme et ex-policier, François Vérove, tueur en série surnommé « Le Grêlé », s’est lui donné la mort en septembre 2021 alors qu’il était convoqué par des enquêteurs.

« On inverse le raisonnement »

Ces deux nouvelles procédures portent à 15 le nombre de parcours criminels étudiés par le pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés, inauguré en 2022, qui permettent aux magistrats de reconstituer la vie de tueurs ou de mis en cause suspectés d’avoir commis plusieurs crimes pour tenter d’identifier de nouvelles victimes. Parmi ces parcours étudiés, on trouve notamment ceux de Michel Fourniret et Monique Olivier, Francis Heaulme ou encore Nordahl Lelandais, note RTL.

« On inverse le raisonnement, on ne part plus des faits, nous allons étudier le parcours de vie d’un individu, tous les lieux fréquentés par ce dernier, les dates auxquelles les lieux ont été occupés par cet individu, dans la mesure où l’on peut, peut-être, rapprocher des faits non élucidés commis à ces dates-là et dans des lieux fréquentés par ces individus à ce moment-là », détaillait encore Marie-Céline Lawrysz sur BFMTV dimanche.

Outre sa condamnation pour les viols de son ex-femme Gisèle, à Mazan, Dominique Pelicot est mis en examen pour deux crimes sur lesquels enquête le pôle : un viol suivi d’un meurtre à Paris en 1991 et une tentative de viol à Villeparisis (Seine-et-Marne) en 1999.

Il reconnaît partiellement les faits dans le second dossier après avoir été confondu par son ADN, mais nie toute implication concernant le viol et le meurtre de 1991. Si aucune trace ADN n’a été retrouvée dans ce dossier, les modes opératoires entre les deux affaires présentent des similitudes.

« Je (me) réjouis (de l’ouverture de ce parcours, ndlr) mais je m’étonne que cela n’ait pas été fait depuis longtemps », a réagi auprès de l’AFP Me Florence Rault, avocate des parties civiles dans les deux cold cases. « Je voudrais que l’on avance dans ces dossiers qui sont quand même ouverts depuis maintenant des dizaines d’années », a-t-elle ajouté, soulignant que « Dominique Pelicot a été mis en examen en 2022, nous sommes en 2026 ».

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