Jean-Luc Mélenchon s’est défendu d’être « antisémite » à Perpignan ce dimanche 1er mars, après la polémique née de sa prononciation du nom du criminel sexuel Jeffrey Epstein, affirmant que « cet homme-là n’avait aucune religion ».
« Ce n’est pas moi qui ai fait le rapprochement entre Epstein et sa religion », a déclaré le leader de LFI, en référence aux accusations d’antisémitisme qui ont resurgi à son encontre depuis qu’il a ironisé sur la prononciation du nom « Epstein », jeudi à Lyon.
« Cet homme-là n’avait aucune religion, et il n’y a aucun Dieu qui puisse se réclamer d’une raclure et d’une ordure pareille », a-t-il martelé devant quelque 2.000 personnes, lors d’un meeting de soutien au candidat LFI aux municipales à Perpignan, Mickaël Idrac.
« Pas de religion en politique »
« N’assignez pas l’islam à ceux qui tuent, n’assignez pas Epstein à la religion non plus », a-t-il encore exhorté, très applaudi par un public de tous les âges brandissant notamment des drapeaux français ou palestiniens.
« Je ne suis pas antisémite », a réaffirmé Jean-Luc Mélenchon, avant d’accuser ses détracteurs de s’être « tiré une balle dans le pied » en l’accusant d’antisémitisme et en faisant « le rapprochement entre Epstein et sa religion ».
« La religion n’a rien à voir avec la politique (…) Pas de religion en politique, pas de religion dans la querelle. Il n’existe pas d’antisémites, ni parmi les électeurs insoumis, ni aucun dans nos rangs », a ajouté le patron des Insoumis, soulignant qu’il n’y avait pas non plus « d’antimusulmans » dans ses rangs. « Nous combattons l’islamophobie, nous combattons le racisme antijuif », a-t-il ajouté.
Article original publié sur BFMTV.com




