mercredi, juillet 8

  • Trinquer face à la Méditerranée ou à l’Atlantique est généralement autorisé.
  • Pour autant, de plus en plus de villes prennent des arrêtés municipaux pour restreindre la consommation d’alcool sur les plages.
  • C’est le cas notamment de La Baule où s’est rendu le JT de TF1.

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« C’est un moment convivial et sympathique, avec une vue superbe ». À La Baule (Loire-Atlantique), Olivier savoure son verre de rosé face à la grande bleue, pourtant il est en infraction. Car ici, boire de l’alcool sur la plage est interdit par un arrêté municipal. « En fait, on ne se considère pas complètement hors la loi. Pas beaucoup plus que quelqu’un qui roulerait à 95 km/h pour 90 », dit-il dans le reportage du JT de TF1 ci-dessus. Sa compagne enfonce le clou : « On ne fait pas de déchets, on ne salit pas la plage »

Il est vrai que la consommation d’alcool est généralement autorisée dans l’espace public, à condition de ne pas être en état d’ébriété. Mais dès la belle saison, les occasions ne manquent pas. D’après l’INSEE et les rapports de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la consommation globale d’alcool augmente de 15 à 20% en juillet et en août par rapport aux autres mois de l’année. Du coup, de plus en plus de communes prennent des arrêtés municipaux sur certaines plages. C’est le cas notamment à La Grande-Motte ou Agde (Hérault), où la consommation d’alcool est interdite sur les plages en période estivale, à l’exception des concessions de plages autorisées à vendre de l’alcool. Ce qui n’est pas forcément du goût des vacanciers. « C’est une réduction de la liberté, puisque je ne pense pas représenter un quelconque danger à prendre un verre sur la plage », s’offusque ainsi une femme sur la plage de La Baule.

La verbalisation arrive vraiment quand il y a nécessité. Pas sur un simple pique-nique de famille où une bouteille de rosée a été sortie.

Sébastien Ogiela, chef de service adjoint de la police municipale de La Baule

Pour ne pas risquer une contravention, il convient donc de jeter un œil à la réglementation en vigueur dans les stations balnéaires où l’on se rend. Car pour faire respecter les arrêtés, la police municipale patrouille, comme c’est le cas à La Baule. « On est également aidé par des opérateurs vidéo. Du coup, dès qu’on effectue une patrouille pédestre, ils sont en appui systématique pour cette recherche de consommation d’alcool notamment », explique face à notre caméra Sébastien Ogiela, chef de service adjoint de la police municipale. La plupart du temps, les agents procèdent à des rappels à la loi. Ils surveillent surtout les rassemblements tard le soir, susceptibles d’engendrer des nuisances. « La verbalisation arrive vraiment quand il y a nécessité. Pas sur un simple pique-nique de famille où une bouteille de rosé a été sortie », poursuit le policier. 

L’amende peut s’élever à 150 euros, notamment en cas d’ivresse manifeste. À La Baule, l’arrêté est en vigueur toute l’année et la mairie l’assume. Selon elle, pour surveiller ses 8 kilomètres de plage, c’est indispensable. « Nous, on ne peut pas avoir un surveillant tous les 100 m sur une plage de 8 km. Alors que quand vous avez une crique ou une petite plage, vous pouvez clairement beaucoup mieux contrôler les choses », assure le maire Franck Louvrier. C’est le cas du Pouliguen, de l’autre côté de la baie, qui a pris un arrêté municipal différent. Ici, il est seulement interdit de consommer de l’alcool sur la plage entre 21h et midi. Outre les plages, les jardins publics et les parcs peuvent faire l’objet de réglementations locales. 

C’est le cas aussi des espaces de baignade. Fin mai, pendant un épisode de canicule, un drame a été évité de justesse à Bouguenais. En urgence, la maire, Sandra Imperiale, a décidé d’interdire pendant plusieurs jours l’alcool sur le site. « Les gens étaient les uns sur les autres. Il y a eu beaucoup de disputes entre des familles. Il y a eu beaucoup d’insultes envers les agents de la ville. Et on a eu une personne qui, du coup, dans cette foule ambiante, est allée se baigner, qui était complètement saoul et il a failli se noyer », raconte-t-elle. L’alcool est de nouveau autorisé, mais avec les fortes chaleurs, la mairie pourrait reprendre un arrêté.

Virginie FAUROUX | Reportage TF1 : Jules BEAUCAMP, Guillaume COLLEONI et Louis PIRAUD

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