mercredi, février 4

  • Plusieurs bâtiments de Saint-Hilaire-de-Lusignan (Lot-et-Garonne) ont été détruits ou abîmés par un camion de 38 tonnes, à qui l’accès était interdit.
  • Résultat : depuis un mois, la route principale du village est complètement coupée.
  • Le maire dénonce des procédures trop longues et complexes pour financer les réparations.

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Le 13H

« Le poids lourd a percuté en premier lieu le mur du cimetière et ensuite la maison qui est à l’angle », nous montre Philippe Maurin, maire (Nouvelle Énergie) de Saint-Hilaire-de-Lusignan (Lot-et-Garonne), dans le reportage en tête de cet article. 

Pour éviter un effondrement de la maison, des travaux de sécurisation ont été réalisés en urgence par la mairie : 16.000 euros à avancer. Les assurances ne rembourseront qu’après le procès du chauffeur routier, le 16 février prochain. « Je ne comprends pas qu’on ne puisse pas être sur des jugements immédiats dans des cas comme ça. Les preuves sont là. C’était bien lui le conducteur du camion et la destruction est présente et constatée par un expert dépêché par le tribunal administratif », poursuit le maire. 

Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas des procédures accélérées pour rétablir la circulation dans des cas comme ça

Le maire de Saint-Hilaire-de-Lusignan

Le 28 décembre dernier, un 38 tonnes s’engage sur cette route interdite aux camions. Il percute d’abord le mur du cimetière puis, dans le virage, détruit une partie d’une maison. Le conducteur ne s’arrête toujours pas et percute une troisième façade avant de prendre la fuite. 

« Un petit village comme ça où on est tranquille et tout d’un coup, voir ce truc dévastateur, c’est incroyable. C’est un truc de fou », s’indigne un riverain.

Résultat, depuis un mois, la route principale du village est totalement coupée, contraignant les habitants à d’importants détours : « Là où j’ai des terrains, au lieu de faire 800 mètres, je fais 6 kilomètres. Je fais tout le tour » ; « Ça perturbe, faire le tour, moi, ça me rallonge de 15 minutes facilement. On n’est pas nombreux dans le village mais on travaille et on en a besoin ».

Et la réouverture de la route pourrait encore prendre beaucoup de temps, entre six et neuf mois selon le maire : « Moi, ce que je ne comprends pas, c’est qu’il n’y ait pas des procédures accélérées pour rétablir la circulation quand on est dans des cas comme ça où on ne peut plus emprunter une rue. » Pour accélérer les procédures, il réclame un fonds de garantie identique à celui des catastrophes naturelles.

La rédaction de TF1info | Reportage Yaël CHAMBON, Christophe BROUSSEAU

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