lundi, février 2

Emploi – Le dialogue entre partenaires sociaux, qui a repris cette semaine, démarre fort cette année avec la proposition d’un « CDI jeunes », payé sous le smic et résiliable sans motif par l’employeur, jetant une

Une louche d’huile sur les braises toujours couvantes des conflits sociaux qui traversent la France. En dégainant mercredi dernier à la reprise du dialogue entre partenaires sociaux une proposition de « CDI jeunes », le Medef a attisé la colère des organisations syndicales.

La principale organisation patronale a ainsi proposé la création d’un CDI « pouvant être rompu sans motif pendant les premières années », avec « une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture », décrit-elle dans un document de travail.

« Une déclaration de guerre » pour la CGT

Une mesure « inspirée de l’exemple italien du contrat à droits progressifs », créé en 2016, qui, selon l’organisation patronale « a contribué à la baisse du chômage structurel dans le pays ». Cependant, elle rappelle davantage le CPE, imaginé en 2006 par de Villepin et abandonné par Chirac face à la pression de la rue, une sorte de totem syndical donc.

« Alors que nous fêtons cette année les vingt ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert » et « réussit à faire pire que le CPE qui avait deux ans de période d’essai », a réagi samedi la CGT dans un communiqué. « Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s », ajoute l’organisation syndicale. La CGT prévient qu’elle « refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments ».

Même indignation du côté du syndicat étudiant Unef qui a appelé, quelques heures plus tar(…)

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