- En Auvergne, les rives du lac d’Aydat se transforment en station balnéaire pendant l’été.
- Les touristes profitent de la plage et d’activités nautiques.
- Les prix sont 40% moins chers que sur la Méditerranée.
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Dans le Puy-de-Dôme, le lac d’Aydat, le plus grand lac naturel d’Auvergne, promet des vacances comme à la mer, tout en étant à la montagne. Ses 65 hectares se sont formés grâce à une coulée de lave. Les touristes retrouvent quasiment toutes les activités nautiques qu’ils apprécient sur le littoral français et ils sont de plus en plus nombreux à se rendre ici en été pour éviter les plages bondées du sud. Avec l’eau à perte de vue, le soleil et le sable, il ne manque que les vagues pour se croire en bord de mer. Pour autant, le dépaysement est total. « Là, c’est un autre décor qui est à une heure et demie de la maison, donc ça fait un bon break »
, assure un vacancier venu de Saint-Étienne, interrogé par « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Pas besoin de traverser la France pour profiter d’un air de vacances balnéaires et d’activités nautiques à des prix abordables. Sur le lac, une heure de pédalo coûte 20 euros. « Le sud, ils vont être à 25, 28 euros. Sur les plages un peu plus réputées, on va vite être à 30 ou 35 euros »
, affirme Aurélien Borel, responsable de l’école de voile d’Aydat.
Des hébergements moins chers
Ce cadre naturel attire des vacanciers venus de toute la France. « Le paysage est magnifique. Pour le coup, je dirais que c’est quand même plus joli que la mer »
, confie Fanny, une touriste qui se rend pour la première fois en Auvergne en compagnie de ses enfants. Après une balade en pédalo, cette famille originaire du Maine-et-Loire retrouve sa tente au camping. Si l’esprit est le même qu’au bord de la Méditerranée, la facture, elle est plus légère. « 236 euros pour les quatre nuits. Et on a comparé plus d’un camping et effectivement, celui-là rentrait exactement dans les prix qu’on voulait »
, explique la mère de famille. Un hébergement au bord de la mer coûte en moyenne près de 40% plus cher qu’en Auvergne.
Une fréquentation qui progresse chaque été
En Auvergne, même en pleine saison, il reste encore de la place pour poser sa serviette sur le sable. « On n’est pas entassés les uns sur les autres. Ça, c’est très agréable »
, constate une femme. Après s’être dépensé ou avoir bronzé sur la plage, il est temps d’aller manger. Les terrasses auvergnates n’ont rien à envier à celles des fronts de mer. « On est au bord de l’eau, on profite »
, assure une cliente. Depuis la crise du Covid, un restaurant voit sa fréquentation progresser de 10% à 15% chaque été. « On voit bien qu’effectivement, c’est le côté activité, le côté balade, le côté famille qui est de plus en plus important pour les gens »
, indique Delphine Delpeuch, gérante de la cocotte bleue. Catamarans, radeaux, paddles… Les activités sont multiples et séduisent de plus en plus. En cinq ans, le chiffre d’affaires de l’école de voile a bondi de 76%.



