mercredi, juillet 8

  • L’usage de l’eau est restreint dans de très nombreux départements français, placés en alerte sécheresse.
  • Dans la Creuse ou en Haute-Vienne, le quotidien des habitants s’en retrouve bouleversé.
  • Regardez ce reportage du JT de TF1.

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Ce mercredi 8 juillet, la France compte 76 départements placés en alerte sécheresse, impliquant des restrictions d’eau. L’alerte orange, concernant 20 départements, limite l’arrosage, le remplissage des piscines et le lavage des voitures. L’alerte rouge, ou renforcée (20 autres départements), interdit en outre les activités en milieu aquatique. Enfin, l’alerte crise sécheresse (36 autres départements), le niveau le plus élevé, limite tout prélèvement d’eau aux usages prioritaires (santé, sécurité civile…), l’interdisant même aux agriculteurs. Pour savoir si vous êtes concernés, et dans quelle mesure, le gouvernement a mis en ligne une carte interactive détaillée, à consulter en cliquant ici (nouvelle fenêtre)

Dans la Creuse et en Haute-Vienne, l’état de crise sécheresse est déclenché depuis une semaine, et jusqu’à la fin du mois d’octobre. Le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article montre d’abord une station de lavage au rideau à moitié baissé. « C’est fermé, on a reçu un arrêté du préfet« , explique un employé des lieux à des clients. Une automobiliste dans l’incapacité d’entrer se montre néanmoins compréhensive : « Il faut penser à l’eau dont on a besoin pour autre chose. La voiture, c’est secondaire. » Seules les installations utilisant un système de récupération d’eau sont autorisées à fonctionner dans ces départements, ce qui n’est pas le cas ici. « Ça fait 600 euros de perte par jour en moyenne », estime l’employé de la station.

Autre interdiction pour les particuliers : celle d’arroser leur jardin pendant la journée avec de l’eau potable ou de l’eau de source, que ce soit pour la pelouse, les fleurs ou le potager. Bernard Laporte, résidant à Bosmie-l’Aiguille (Haute-Vienne), soulève une poignée de terre « comme de la cendre », avant de désigner la cuve de récupération d’eau de pluie créée par ses soins, lui ayant permis d’utiliser 4.000 litres pour son arrosage depuis un mois et demi, mais désormais presque vide. « J’habite ici depuis 1984 et c’est vraiment la première fois que je vois ça. Je ne veux pas me lever la nuit pour arroser, alors qu’est-ce que vous voulez ? On va laisser crever », déplore le retraité.

Au-delà de ces contraintes chamboulant le quotidien, les riverains interrogés par TF1 expriment cependant une prise de conscience dépassant la seule question des restrictions. « Je prends des douches au lieu des bains, c’est beaucoup plus économique », dit l’une. « On ne se rend pas compte aujourd’hui que l’eau est un bien précieux », ajoute un autre. « Si tout le monde fait un petit peu, on va vers le mieux », abonde une passante, pour qui le « mieux » consiste donc à ne pas gaspiller.

Damien Cibot, propriétaire d’une maison avec piscine (toute neuve) à Saint-Léger-le-Guérétois (Creuse), a, lui, échappé de peu à l’interdiction de la remplir. Ce qui ne l’empêche pas d’appliquer ses propres restrictions, à son échelle : « On essaye d’expliquer aux enfants que, malgré tout, on peut s’amuser sans trop éclabousser. Et puis, quand on n’utilise pas la piscine, on la referme pour éviter l’évaporation. On arrive à perdre entre huit millimètres et un peu plus d’un centimètre par jour si vraiment, on ne fait pas attention. Donc ça peut aller très, très vite. » Une vigilance individuelle devenue d’autant plus nécessaire aujourd’hui, dans un contexte d’alertes crise sécheresse appelées à se répéter.

Hamza HIZZIR | Reportage TF1 : Carlo PARÉDÈS, Emmanuel SARRE

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