mardi, avril 7

  • Le Sénat examine une proposition de loi qui vise à permettre le déblocage exceptionnel de l’épargne salariale sans justificatif et sans payer d’impôts supplémentaires.
  • L’objectif est de donner plus de pouvoir d’achat aux Français.
  • Nicolas Doze, éditorialiste économie de LCI, développe ce qu’il pense de cette solution.

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La Matinale

Un moyen de redonner du pouvoir d’achat aux Français ? Le Sénat étudie une proposition de loi qui vise à permettre le déblocage exceptionnel de l’épargne salariale. Cette option est soutenue par le gouvernement, un peu moins par Nicolas Doze, éditorialiste économie de LCI. 

« Ce n’est pas la bonne solution. L’épargne salariale, ce n’est pas de l’argent ni du pouvoir d’achat en plus. C’est de l’argent qui vous appartient déjà », souligne le spécialiste dans la vidéo en tête de cet article. Au total, 13 millions de salariés ont un plan d’épargne salariale. « C’est un outil de partage du profit », tient à rappeler Nicolas Doze à propos de ce dispositif.

Le journaliste craint que certains patrons, à cause de l’épargne salariale, choisissent de ne pas augmenter les salaires. « Ce risque ne sera pas généralisé, mais c’est vrai qu’il existe. On est encore une fois face à un gouvernement mort de faim, qui entretient l’illusion du gain de pouvoir d’achat avec votre propre argent », explique Nicolas Doze.

Cette proposition de loi veut autoriser les salariés à retirer jusqu’à 5.000 euros de leur épargne salariale sans justificatif et sans payer d’impôts supplémentaires. Alors, à qui peut profiter cette mesure ? « Généralement, ce ne sont pas les salariés les moins qualifiés » qui disposent d’épargne salariale, « souvent, ça profite aux plus aisés », note l’éditorialiste économie LCI.

Baptiste MARIN

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