Le président américain, Donald Trump, a annoncé, samedi 3 janvier, que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une « attaque de grande envergure » contre le pays sud-américain.
Il a ajouté qu’il ferait une conférence de presse à 11 heures (17 heures, à Paris) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes, dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu.
De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 2 heures du matin (7 heures à Paris) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 3 h 15, a constaté l’AFP. L’ampleur exacte des dégâts provoqués par les frappes américaines était, samedi matin, complexe à estimer de manière indépendante, malgré la multitude d’images publiée par les habitants sur les réseaux sociaux.
Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la ville côtière de La Guaira, proche de la capitale, à l’Agence France-Presse (AFP). D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de la métropole. Dans beaucoup de quartiers, les Vénézuéliens se sont rués à leurs fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.
« Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas », a dénoncé un communiqué du gouvernement diffusé quelques heures après les bombardements.
« L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation », poursuit le texte.
Le gouvernement « appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation », selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro « a signé et ordonné la mise en œuvre du décret déclarant l’état d’urgence ».
Aucun bilan communiqué
Le ministre vénézuélien de la défense a accusé, dans un discours diffusé sur les réseaux sociaux, l’armée américaine d’avoir « frappé des zones résidentielles ». Le général Vladimir Padrino Lopez a aussi dit être de « train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts » avant de promettre « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale ».
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré un peu plus tard à la télévision ignorer où se trouvait Nicolas Maduro et exigé des Etats-Unis « une preuve de vie » du couple présidentiel.
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L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient « comptés », après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.
« Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela », a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la « légalité internationale » de cette « agression ». Il a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela.
Le numéro deux du Département d’Etat américain, Christopher Landau, a, lui, proclamé une « nouvelle ère » pour le Venezuela, dont le gouvernement socialiste est accusé par Washington de jouer un rôle majeur dans le narcotrafic.




