Au départ, ils étaient deux. Deux hommes interpellés et placés en garde à vue en lien avec la mort de l’influenceuse Sonia Bellina dans le Gard. Jeudi, l’un d’entre eux a toutefois été relâché, ne laissant plus qu’un suspect aux mains de la justice: un homme de 32 ans, qui a été mis en examen pour assassinat ce vendredi 21 août.
Le 12 août, le corps « partiellement carbonisé » d’une femme avait été retrouvé dans des vignes à Saint-Gilles, petit village à une vingtaine de kilomètres de Nîmes. La victime a été identifiée comme étant Sonia Bellina, une influenceuse diffusant des vidéos sur Tiktok, où elle était suivie par plus de 250.000 personnes.
Le suspect a été interpellé le 19 août et placé en garde à vue, « en raison d’éléments laissant suspecter sa participation aux faits, directe ou indirecte », avait précisé dans un communiqué la procureure de Nîmes, Cécile Gensac. Il a été déféré et mis en examen au terme de sa garde à vue.
• Le « dernier contact »
Cet homme a été mis en cause « pour avoir eu un contact avec la victime (…) peu de temps avant les faits », a écrit la procureure dans un communiqué publié ce vendredi.
« Divers éléments » ont semblé indiquer qu’il était même son « dernier contact », dans le cadre « d’une rencontre en qualité d’escort-girl sur rendez-vous la nuit des faits, après un premier contact la nuit précédente ». Cécile Gensac a précisé que « rien n’établissait de relation autre que tarifée entre eux ».
• Il fait valoir son droit au silence
Le suspect de 32 ans a fait valoir son droit au silence durant sa garde à vue. Il a reconnu avoir eu une relation « la nuit des faits et la veille » avec Sonia Bellina mais pas le meurtre. Par la suite, il a refusé de fournir plus d’explications.
Il a fait de même devant le magistrat instructeur qui, à l’issue de la garde à vue, l’a mis en examen pour assassinat. Il appartient désormais à ce magistrat de poursuivre les investigations pour déterminer « les causes, l’imputabilité et le déroulement des faits ».
• Un passé judiciaire chargé
Le mis en cause est connu de la justice depuis 2010, « pour des comportements violents et en lien avec les stupéfiants notamment ». La procureure de Nîmes indique que ce dernier a été condamné en décembre 2023 par le tribunal de Lille à « une peine mixte de prison puis de suivi par le juge de l’application des peines pour des violences conjugales commises dans le Nord ».
Violences qui lui ont valu le port d’un bracelet antirapprochement, destiné à protéger son ex-compagne alors domiciliée à 800 kilomètres. Depuis son déménagement dans le Gard, où il vit depuis fin décembre 2024, il « était suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation » du département.
Article original publié sur BFMTV.com



