Une réponse qui a du mal à passer. Mardi 10 février, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé qu’il comptait proposer une « réparation financière » à la veuve de Caroline Grandjean, Christine Paccoud-Grandjean, cinq mois après le suicide de sa compagne.
« Cette compensation financière, je la reçois comme: ‘on va lui donner des sous à cette petite dame, et peut-être qu’elle va s’arrêter’, a critiqué Christine Paccoud-Grandjean sur Ici Pays d’Auvergne, ce mercredi 11 février.
« Moi, je le prends comme ça. L’argent, c’est tellement rien à côté de ce que j’ai perdu. Ce n’est pas avec de l’argent qu’on va me faire taire. Je hurlerai jusqu’à ce que les responsables soient reconnus, jusqu’à ce que ce corbeau soit retrouvé », a-t-elle insisté.
Des sanctions « à la hauteur »
Caroline Grandjean, directrice d’école dans le Cantal, s’est suicidée à l’âge de 42 ans à la rentrée 2025, après avoir été la cible de plusieurs insultes homophobes durant les mois ayant précédé sa mort.
Il y a quelques jours, une enquête administrative diligentée par le ministère de l’Éducation avait conclu à une « défaillance institutionnelle dans le soutien » apporté à la directrice d’école.
Loin de compenser la perte, Christine Paccoud-Grandjean a affirmé attendre des sanctions « à la hauteur de la gravité de ce qui s’est passé ». « On a détruit mon épouse alors qu’elle était pleine de vie, qu’elle enseignait très bien, qu’elle était bien notée et qu’elle était appréciée des enfants », a-t-elle confié à Ici Pays d’Auvergne.
En novembre dernier, Christine Grandjean-Paccoud a porté plainte contre l’Éducation nationale et le maire du village de Moussages pour « harcèlement ».
Article original publié sur BFMTV.com




