Depuis la fin du procès, en décembre 2024, la relation entre la mère et la fille s’est détériorée. Visiblement, les choses se sont un peu arrangées. Car à l’occasion de son 47e anniversaire, la fille de Gisèle et Dominique Pelicot est revenue sur l’évolution de sa relation avec sa mère. Sans oublier d’évoquer son père et sa plainte pour viol déposer contre ce dernier en mars 2025.
Dans une interview accordée au Parisien ce samedi 10 janvier, Caroline Darian affirme que les relations avec sa mère « se sont apaisées ». Il faut en effet rappeler que le 19 décembre 2024, son père avait été condamné à 20 ans de prison pour avoir drogué Gisèle Pelicot afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus rencontrés sur Internet. Avant le procès, Caroline Darian avait pris fait et cause pour sa mère, avant de s’en détourner, même s’il a toujours eu des mots élogieux pour le combat porté par sa mère devant la justice.
Depuis le procès des viols de Mazan, la relation ambivalente entre Gisèle Pelicot et sa fille Caroline Darian
« Je lui en ai voulu durant le procès de ne pas m’avoir soutenue face aux silences et aux mensonges de Dominique Pelicot, alors que je le suppliais de dire la vérité. Je me suis sentie très seule », avance-t-elle dans cet entretien.
Un long processus
En effet, deux photos avaient été retrouvées dans les dossiers de Dominique Pelicot montrant Caroline Darian sédatée et à demi-nue. Un volet de l’affaire très peu évoqué lors du procès des viols de Mazan. « Ma mère sait que c’est bien moi sur ces photos, mais c’était très difficile pour elle d’envisager qu’il avait pu aller jusqu’à l’inceste. D’emblée, elle a été dans la sidération, c’est un sujet qui a toujours été compliqué à aborder entre nous », ajoute-t-elle.
Pour autant, elle affirme que cela commence à évoluer. « On commence à peine à pouvoir le faire. Nous cheminons ensemble. Aujourd’hui, elle comprend ma quête de vérité. »
« J’ai pris de ses nouvelles récemment parce qu’elle devait subir une opération chirurgicale, en lien avec une infection contractée à cause de l’affaire et qui la contraint à un suivi à vie. Nous avons renoué une relation mère-fille et j’en suis très heureuse », affirme-t-elle désormais, en soulignant qu’elle a toujours été « hyperfière de son parcours ». « Ça n’a jamais été elle la coupable », glisse-t-elle également.
Elle se réjouit par ailleurs de la sortie de Et la joie de vivre. Un livre écrit par Gisèle Pelicot qui doit paraître le 17 février 2026 aux éditions Flammarion. « Je sais que ce livre lui tient très à cœur et qu’elle a des messages forts à faire passer pour la société, j’espère qu’il sera bien accueilli et compris », confie-t-elle au Parisien.
« Puisque je n’existe plus pour elle, elle n’existe plus pour moi »
En revanche, la relation avec son père est désormais au point mort. « Au procès, il avait clamé que j’étais la seule personne qu’il souhaiterait revoir après tout ça. Eh bien, en juillet dernier, j’ai fait une demande à son avocate pour le rencontrer en prison », explique-t-elle, avant de dévoiler la réponse qu’elle a reçue.
« Dites à ma fille que je refuse sa proposition. Puisque je n’existe plus pour elle, elle n’existe plus pour moi. Je regrette profondément les montages que j’ai réalisés et ce que j’ai fait à sa maman. Face à face et droit dans les yeux, je lui répéterai la même chose. Là où ailleurs, je ne lui ai rien fait. Et comme elle l’a dit à l’audience, qu’elle me laisse crever comme un chien ».
« Je ne le laisserai pas mettre un pied dans la tombe sans qu’il ne me regarde en face et me dise pourquoi ces photos existent et ce qu’il m’a fait », clame-t-elle, alors que sa plainte, déposée il y a dix mois n’a toujours débouché sur aucune poursuite judiciaire contre Dominique Pelicot. Elle réclame donc toujours qu’une véritable enquête voie le jour pour faire la lumière sur ce que lui a fait subir son père. Une impasse qui a le donc d’agacer cette femme, toujours en quête de vérité : « Le parquet n’a pas encore décidé à quel service attribuer l’enquête (…) Pendant ce temps-là, ma plainte prend la poussière… ».
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