dimanche, avril 12

  • Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun était l’invité de LCI ce dimanche matin.
  • Il est revenu sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient en précisant la ligne de conduite du gouvernement au sujet du prix des carburants.
  • Si aucune baisse n’est observée à la pompe, un décret relatif au blocage des prix peut être adopté « à tout moment », prévient le ministre.

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Guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants et du gaz s’envolent

Invité de LCI, ce dimanche 12 avril, dans l’émission politique « En Toute Franchise », le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun est revenu sur l’action du gouvernement dans un contexte de crise au Moyen-Orient et de hausse des prix des hydrocarbures. « On est en situation de guerre avec une incertitude majeure », a-t-il glissé en préambule. « Chaque matin, on se lève, ne sachant pas ce qui s’est passé au Moyen-Orient, au Pakistan, avec des négociations qui commencent, puis sont finalement mises en pause« . Dès lors, « il faut un pilotage très souple », assure l’élu Les Républicains (LR), « c’est pour ça qu’on ne fait pas de grandes annonces qui engageraient pour des mois et des mois, parce qu’en réalité, il va falloir être très très souple dans la réaction. »

Que fait le gouvernement pour le pouvoir d’achat des Français, alors que le prix des carburants a flambé ? « On l’a vu, le cessez-le-feu a entraîné une baisse du baril, encore insuffisante, mais en tout cas, il y a un premier mouvement de baisse », note Vincent Jeanbrun. Le gouvernement suit de près cette situation et « attend de l’ensemble de l’univers des pétroliers et des fournisseurs d’essence que ça baisse » de manière concrète dans les stations-service. En pratique, il faut « absolument que ça se ressente sur la pompe dès lundi. Et si tel n’était pas le cas, le décret est prêt de façon à ce qu’on puisse obliger les fournisseurs d’énergie. »

Faudra-t-il forcer la main aux entreprises du secteur pétrolier ? « Normalement, la discussion devrait permettre de ne pas en arriver là, mais le cas échéant, le gouvernement est prêt à prendre sa responsabilité », poursuit Vincent Jeanbrun. « On continue à contrôler pour regarder l’évolution des prix et l’évolution des marges », explique le ministre, assurant toutefois que « le but, ce n’est pas de prendre » ce décret coercitif, mais plutôt de rester « dans une logique de dialogue ». Une position qui peut se voir réévaluée « à tout moment » en cas « d’abus manifestes ».

TD

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