
Capgemini envisage « jusqu’à 2 400 suppressions de postes » via des reclassements et des départs volontaires face au ralentissement de son activité en France, a annoncé mardi 20 janvier le géant français de l’informatique dans un communiqué à l’Agence France-Presse.
« Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries », le groupe « Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle », ajoute l’entreprise.
Capgemini fait savoir qu’il proposera aux salariés concernés, sur la base du volontariat, une reconversion interne « vers des métiers d’avenir » au sein du groupe, qui se tourne de plus en vers l’IA et développe ses activités liées au cloud (informatique à distance) et à la data. L’entreprise de services numériques proposera également un dispositif de « rupture conventionnelle collective » à ceux qui préfèrent partir, là aussi sur la base du volontariat.
7 % des postes en France
Le projet pourrait entraîner « jusqu’à 2 400 suppressions de postes au sein de filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques », soit près de 7 % des 35 000 postes de Capgemini en France, selon le groupe. Ce projet doit être présenté aux instances représentatives du personnel et fera l’objet d’une négociation avec les organisations syndicales afin de définir, par accord collectif, les modalités et mesures d’accompagnement.
Si l’entreprise a enregistré une progression de son chiffre d’affaires de 2,9 % au troisième trimestre et revu en hausse son objectif annuel de croissance, son activité marque le pas en France et dans le reste de l’Europe. Un ralentissement notamment lié à la « faiblesse persistante du secteur de l’industrie », y compris automobile, avait analysé le groupe en octobre.
Au 30 septembre, Capgemini comptait près de 355 000 salariés dans le monde.




