mardi, janvier 27
Le directeur général de Capgemini, Aiman Ezzat, au Forum économique mondial, à Davos (Suisse), le 22 janvier 2026.

Après l’annonce, mardi 20 janvier, d’un plan de réorganisation pouvant conduire à la suppression de 2 400 postes en France, le groupe de services informatiques Capgemini traverse une nouvelle crise liée, cette fois, à son travail pour la police fédérale de l’immigration américaine (Immigration and Customs Enforcement, ICE). Cette dernière est vivement mise en cause pour ses méthodes, après la mort de deux citoyens américains, Renee Nicole Good et Alex Pretti, survenue lors d’opérations menées ces dernières semaines dans le Minnesota.

Le média en ligne L’observatoire des multinationales a révélé, mercredi 21 janvier, que Capgemini Government Solutions (CGS), une entité américaine du groupe français s’était vu attribuer, le 18 décembre 2025, par l’ICE, un contrat de 4,8 millions de dollars (4 millions d’euros). Son objet, clairement indiqué dans le document publié par l’agence fédérale américaine des achats, consiste à « obtenir des services de recherche de personnes (skip tracing) pour les opérations d’exécution et d’expulsion ». Au total, 13 entreprises ont signé ce contrat avec l’ICE, notamment l’américaine GEO Group, qui gère des centres de détention privés pour le gouvernement.

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