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Le logo de Capgemini à la conférence Viva Technology, à Paris, le 12 juin 2025.

La situation était devenue intenable. Salariés, politiques, actionnaires… Depuis une semaine, la direction du groupe de services informatiques Capgemini faisait l’objet de multiples pressions pour mettre fin au contrat signé, en décembre 2025, par sa filiale américaine Capgemini Governement Services (CGS) avec la police de l’immigration américaine ICE (Immigration and Customs Enforcement). Cette dernière est vivement mise en cause pour ses méthodes, après la mort de deux citoyens américains dans le Minnesota.

Réuni ce week-end, samedi 31 janvier et dimanche 1er février, pour une séance extraordinaire, le conseil d’administration de Capgemini a tranché dans le vif en décidant de vendre cette entreprise. « Le processus de cession (…) sera initié immédiatement », précise un communiqué diffusé dimanche.

Pour les représentants des salariés de Capgemini (340 000 dans le monde, 37 000 en France), fortement mobilisés depuis la révélation de ce contrat, quelques jours seulement après l’annonce d’un plan de réorganisation pouvant entraîner 2 400 suppressions de postes, la mise en vente de CGS est une victoire. « Elle contribue à clarifier le positionnement du groupe au regard des valeurs démocratiques qu’il entend incarner et promouvoir », apprécie Abla Mécheri-Mokhtari, déléguée syndicale centrale CFE-CGC chez Capgemini.

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