jeudi, août 27

  • L’Agence américaine du médicament (FDA) a approuvé un traitement pour les patients souffrant d’une forme agressive de ce cancer, l’un des plus mortels.
  • Lors de son essai clinique, la moitié des patients l’ayant pris ont survécu plus de 13 mois, soit une durée deux fois plus longue que celle du groupe sous chimiothérapie.

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Un immense espoir. Un traitement prometteur contre le cancer du pancréas, l’un des plus mortels, a été approuvé par l’Agence américaine du médicament (FDA), ouvrant une nouvelle ère dans la prise en charge de cette maladie. 

« L’autorisation accordée aujourd’hui offre une nouvelle option essentielle aux patients confrontés à un cancer extrêmement grave et historiquement difficile à traiter« , a salué Kyle Diamantas, chef par intérim de l’agence dans un communiqué.

Un comprimé à prendre

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un remède, ce traitement suscite un vif enthousiasme chez les cancérologues et les associations de patients, car il promet d’ajouter de précieux mois d’existence aux malades souffrant de cette maladie, dont le diagnostic figure parmi les plus sombres.

Développé par la start-up américaine Revolution Medicines, ce médicament est nommé Rasonque et pourra être pris sous forme de comprimés par des patients souffrant d’une forme agressive, mais courante, de cancer du pancréas. Toutefois, il faudra que ces derniers répondent à plusieurs critères, comme avoir déjà reçu un traitement antérieur, précise la FDA.

Une espérance de survie multipliée par deux pour les patients testés

Impliquant une nouvelle molécule nommée daraxonrasib, ce traitement s’est montré bien plus efficace qu’une chimiothérapie classique lors de son essai clinique. En effet, la moitié des patients l’ayant pris avaient survécu plus de 13 mois, soit une durée deux fois plus longue que celle du groupe sous chimiothérapie.

Largement salués par la communauté médicale, ces résultats marquaient la première avancée majeure face à ce cancer depuis plusieurs décennies. Ils laissent également entrevoir de nouvelles perspectives thérapeutiques, car la molécule ciblée s’attaque à une protéine impliquée dans plusieurs formes de cancers, longtemps restée hors d’atteinte.

Une éventuelle mise sur le marché du remède n’a, pour le moment, pas été communiquée.

Mehdi TELLI avec AFP

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