samedi, janvier 3

  • Se faire vacciner contre le papillomavirus humain (HPV) diminuerait radicalement les risques de cancer du col de l’utérus, confirme une nouvelle vaste étude française.
  • Cet effet apparait d’autant plus fort que la vaccination est réalisée tôt.

Si l’intérêt de la vaccination anti-papillomavirus humain (HPV) est déjà largement établi, une vaste étude française vient à nouveau le confirmer. « La vaccination anti-HPV réduit probablement de 80% l’incidence du cancer du col de l’utérus chez les personnes qui ont été vaccinées à 16 ans ou auparavant », concluent ces travaux réalisés par l’organisme Cochrane (nouvelle fenêtre) une organisation qui réunit de nombreux chercheurs internationaux, confirmant l’état des connaissances sur le sujet.

Un effet décisif

Alors que le virus sexuellement transmissible du papillomavirus humain est à l’origine de multiples pathologies dont, en premier lieu, des cancers du col de l’utérus, de nombreux pays mènent désormais des programmes de vaccination auprès des adolescents, mais se heurtent fréquemment à des réticences sur fond de vaccinoscepticisme.  C’est dans ce contexte que Cochrane, qui s’était déjà penché sur le sujet à la fin des années 2010, a publié deux nouvelles revues de la littérature scientifique existante, beaucoup de nouvelles études ayant été réalisées dans l’intervalle. La qualité de ces travaux fait largement consensus dans le monde médical et scientifique malgré quelques critiques méthodologiques.

La première revue, qui ne se base que sur les essais cliniques des laboratoires, conclut à la sécurité de ces vaccins mais non à leur efficacité contre le cancer du col de l’utérus, ces études manquant de recul temporel. En revanche, la seconde, qui compile plus de 200 études menées après coup pour mesurer l’impact des campagnes de vaccination, conclut clairement à un effet décisif pour éviter l’apparition de ces cancers.

Cet effet est donc d’autant plus fort que la vaccination est réalisée tôt : à un âge plus avancé, nombre de jeunes ont déjà été exposés au virus en devenant sexuellement actifs, ce qui atténue l’impact protecteur du vaccin. Quant à d’autres cancers, notamment de la vulve, de l’anus, ou du pénis, liés à HPV, le vaccin semble efficace mais les preuves sont « de moins bonne qualité » en raison de la rareté de ces pathologies, qui ont donné lieu à moins d’études.

Comme la première étude, celle-ci se montre par ailleurs rassurante sur les effets secondaires : la vaccination anti-HPV « n’est pas associée à un plus gros risque d’effets secondaires à long terme, ou d’infertilité », concluent les chercheurs.

A. LG avec AFP

Share.
Exit mobile version