Avec notre correspondant à Yaoundé, Emmanuel Jules Ntap
Au rythme de la fanfare, un groupe de femmes parade contre les violences basées sur le genre dans le quartier Odza à Yaoundé. Certaines brandissent des bouquets de fleurs communément appelées « fleurs de la paix ».
« En voyage quelque part, vous entendez qu’il y’a eu, si ce n’est un cas de violence, c’est un cas de bastonnade… Quand est-ce que ça s’arrête ? Cette marche est pour qu’on dise vraiment stop. Il faut que l’État frappe fort », raconte Yvette Mbezoa Medjongo, conseillère municipale qui demande des sanctions plus fortes.
Plusieurs manifestantes racontent les violences subies, parfois de la part de membres de leur famille. Au terminus de la marche, une présence discrète et silencieuse. Celle de la maman de la petite Joyce âgée de trois ans, au cœur d’une affaire de viol présumé en mai dernier.
Une affaire encore non élucidée et suivi de près par la sénatrice Francoise Puene, initiatrice de la campagne contre les violences basées sur le genre. « Au jour d’aujourd’hui, même la confrontation n’a pas eu lieu dans le cas de la petite Joyce, cela prouve encore les lenteurs en ce qui concerne ces matières. Et c’est pour cela que nous voulons dire stop », estime la sénatrice.
La campagne va s’étendre dans les 10 régions du pays, elle bénéficie du soutien de plusieurs personnalités publiques parmi lesquelles Samuel Eto’o le président de la Fecafoot.




