samedi, août 15

  • L’un des casse-têtes des vacances, si vous voyagez en voiture, est de trouver une place de parking.
  • Chaque année, les communes s’organisent pour satisfaire touristes et habitants.
  • Dans le Pays basque, à Espelette, la mairie a mis en place un parking de délestage de 1 000 places, qui ne suffit pas.

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À 500 mètres de l’entrée du village d’Espelette (Pyrénées-Atlantiques), le trafic ralentit déjà. Il est 11 heures du matin, jour de marché. Première mission pour les vacanciers : trouver une place pour se garer. « On est loin, on n’a pas pu s’approcher plus », regrette une dame dans le reportage du 13H ci-dessus. « Ça fait partie du folklore des vacances aussi », relativise un conducteur.

Après plusieurs tours de parking, certains abdiquent. « On a dû se garer sur de l’herbe qui normalement ne devrait pas être autorisée », reconnaît un père de famille. Espelette, c’est chaque été 5 millions de visiteurs, pour à peine 2.000 habitants le reste de l’année. Alors les locaux le savent, s’y aventurer en août, c’est prendre son mal en patience. 

« On appelle les clients, on décale et ils comprennent »

« On arrive de Saint-Jean-de-Luz, c’est tout le long de la route. On appelle les clients, on décale et ils comprennent », philosophe un artisan. Pour tenter de gérer cette affluence, la mairie a mis en place un parking de délestage de 1.000 places, et un agent chargé d’indiquer son emplacement. « Je laisse passer les gens qui habitent ici et j’empêche les gens de se garer un peu partout, n’importe comment. Ça arrive que les gens n’arrivent plus à sortir de chez eux parce qu’ils se garent n’importe comment », raconte Bixente, agent de circulation. 

Un peu plus loin dans les terres du Pays basque, Saint-Jean-Pied-de-Port, passage incontournable des pèlerins de Compostelle, devient en juillet-août celui de millions de vacanciers. Alors chaque été, la cour d’école est réquisitionnée. « Je connais par cœur cette cour puisque j’étais ici élève. Ça se transforme en parking qu’on essaie de réguler », montre le maire (Horizons) de la ville, Laurent Inchauspé. Cent places dans cette cour de récréation, 1.500 dans tout le village et une signalisation incitative, qui indique le temps de marche entre les parkings et le centre-ville. Un autre parking de 120 places est en projet. De nouvelles infrastructures qui ont un coût d’environ 400.000 euros pour cette commune.

La rédaction de TF1info | Reportage : Alice BROUSSE et Jean-Vincent MOLINIER

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