- Le comité d’alerte des finances publiques doit se réunir ce mardi 7 juillet.
- Une réunion qui fixera un cap, mais ne contiendra pas de nouvelles mesures, selon le ministre des Comptes publics.
- David Amiel a par ailleurs souligné que les recettes liées aux carburants étaient en baisse sur le premier semestre.
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Les Français face à la pénurie de carburants
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Le gouvernement ne va pas « annoncer de mesures », ce
mardi 7 juillet, lors d’une nouvelle réunion du comité d’alerte des finances publiques, mais « un cap »
, a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics, David Amiel. « Où en sommes-nous sur la croissance »
et sur « l’inflation »
du fait de la guerre au Moyen-Orient, sera la question sur laquelle reviendra le gouvernement, a détaillé le locataire de Bercy lors d’un entretien sur RTL. « On actualisera évidemment nos prévisions »
, en prenant en compte les effets de l’accord signé entre les États-Unis et l’Iran en juin, et les négociations actuelles autour du détroit d’Ormuz.
Il n’y a pas eu de cagnotte
Il n’y a pas eu de cagnotte
David Amiel, ministre des Comptes publics
Le ministre a par ailleurs affirmé que les recettes fiscales liées aux carburants ont baissé de plus de 80 millions d’euros sur les six premiers mois de 2026, par rapport à la même période en 2025. « Heureusement qu’on n’a pas écouté ceux qui nous disaient
‘utilisez cette cagnotte pour financer les aides’«
car « il n’y a pas eu de cagnotte »
, a-t-il commenté.
Avec la guerre au Moyen-Orient, les prix du carburant se sont envolés à partir du 28 février, ce qui rapporte plus à l’État par litre vendu. Mais les consommateurs ont modifié leur comportement en achetant moins d’essence et de diesel, ce qui a grevé les recettes de l’État. Fin mai, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait déjà indiqué que la consommation de carburants avait diminué de 14% du 1ᵉʳ au 20 mai par rapport à la même période l’an dernier.
Le gouvernement reviendra également sur le niveau des dépenses de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités, a précisé le ministre. Sur ce sujet, David Amiel a indiqué que « les aides qui ont été apportées aux entreprises et aux ménages »
pour faire face aux conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient se sont élevées à 1,4 milliard d’euros. « C’est 50 fois moins que ce qui avait été fait »
par le gouvernement « en 2022-2023 »
après le début de la guerre en Ukraine et l’envolée des prix de l’énergie, a-t-il rappelé. Il s’est réjoui de ce « changement de doctrine »
sur les dépenses publiques.




