
Le contexte budgétaire du pays ne permettait pas d’espérer une quelconque hausse du budget de l’audiovisuel public. Mais à l’arrivée, c’est une baisse de dotation d’environ 86 millions d’euros qui va frapper France Télévisions, Radio France, et l’Institut national de l’audiovisuel (INA) en 2026 – France Médias Monde, Arte et TV5 Monde sont épargnés.
Il s’en est fallu de peu que cette coupe soit plus importante de 15 millions d’euros, et dépasse un total de 100 millions d’euros. En effet, un amendement à la partie recettes du projet de loi de finances – adopté le 20 janvier après que le premier ministre, Sébastien Lecornu, a recouru à l’article 49.3 de la Constitution – a d’abord fait baisser de 30 millions d’euros le montant de TVA alloué au compte de concours financiers consacré aux « avances à l’audiovisuel public ». Il s’agit du dispositif de financement de l’audiovisuel public qui a remplacé l’ancienne redevance, supprimée par Emmanuel Macron en 2022.
Surpris par ce coup de rabot inattendu contre lequel il n’a rien pu faire, le ministère de la culture est alors monté au front. Un autre amendement, ajouté cette fois à la partie du projet de loi de finances consacrée aux dépenses – soumis à un nouveau recours au 49.3 mardi 27 janvier –, a procédé à une « annulation de crédit » de 15 millions d’euros. Il a ainsi permis de diviser par deux le montant des efforts demandés. Pour les finances publiques, ce déséquilibre entre recettes et dépenses sera transitoire, le temps qu’une loi de finances rectificative ou une loi de règlement, en fin d’année, remette les comptes d’équerre. Tel qu’il se présente en l’état, le budget total de l’audiovisuel public pour 2026 s’élève à 3,9 milliards d’euros.
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