menaces – Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé mardi que « sans budget, c’est la parole de la France qui perdrait de sa force » à l’international, alors que le vote du budget 2027 du gouvernement Lecornu s’annonce semé d’embûches
« Sans budget, c’est la parole de la France qui perdrait de sa force » à l’international. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a pris les devants avant la présentation fin septembre du budget 2027 du gouvernement, déjà menacé de censure. « Un pays qui ne parvient pas à se doter d’un budget est un pays qui s’affaiblit », a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse de rentrée.
A huit mois de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise et candidat à l’élection, a déjà averti que son parti censurerait le gouvernement Lecornu sur ce projet « qui va aggraver tous les maux » de l’économie française.
Le chef du parti socialiste Olivier Faure, lui aussi candidat à la présidentielle, a également laissé entendre que le projet de budget ferait l’objet d’une censure du gouvernement. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a lui assuré que son parti n’excluait « rien par principe ».
« C’est aussi et surtout notre crédibilité internationale qui serait alors atteinte », a insisté Barrot, appelant le Parlement à « prendre ses responsabilités ». « Dans toutes les enceintes où nous négocions, nos partenaires douteraient de la solidité de nos engagements et de la pérennité de nos contributions. Sans budget, c’est la parole de la France qui perdrait de sa force, de son poids ». Il estime que « nous ne pouvons pas nous offrir le luxe d’ajouter aux désordres extérieurs des désordres intérieurs ».
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