- Sébastien Lecornu fait le tour des médias pour préparer les Français au prochain budget.
- Mais faudra-t-il prévoir des hausses d’impôts ?
- « Les augmenter sans que ça se voie, c’est un sport national », explique sur LCI l’éditorialiste économie Nicolas Doze.
Sébastien Lecornu ne cesse de le marteler, la priorité de la rentrée politique n’est pas l’élection présidentielle mais le vote du prochain budget. Et le Premier ministre l’assure, il n’y aura pas de hausse d’impôts. L’éditorialiste économie LCI Nicolas Doze n’y croit pas trop. « En 2026, on annonçait zéro impôt. Mais on a reconduit des taxes exceptionnelles. Ça fait bien des recettes fiscales en plus »
, explique-t-il. « On a fait une taxe sur les petits colis. Le consommateur en a payé une partie. »
Moins de taxes ne rime donc pas forcément avec moins d’impôts. Si l’État prélève moins d’argent, il peut aussi décider de dépenser moins. Et alors diminuer la dépense fiscale. « La franchise qui passe de 100 à 140 euros, ce n’est pas une hausse d’impôt mais une baisse de dépense sociale. Et à l’arrivée, c’est de l’argent en moins pour les assurés »
, prend pour exemple Nicolas Doze.
« Quand je désindexe les retraites ou je gèle le barème de l’impôt, ce n’est pas une hausse d’impôt. C’est une année blanche. À l’arrivée, c’est moins d’argent pour le retraité ou plus d’impôt pour le contribuable. Ça s’appelle augmenter les impôts sans que ça se voie. C’est un sport national. »
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.



