dimanche, janvier 18
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, lors de la séance des questions au gouvernement du 7 janvier 2026.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a regretté dimanche 18 janvier que l’Assemblée nationale ne puisse pas « aller au bout de l’examen du budget », appelant à « changer la procédure » sans vouloir donner sa préférence entre le 49.3 et l’ordonnance pour abréger les débats.

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Alors que le marathon budgétaire au Parlement approche de son épilogue, la députée Renaissance des Yvelines a plaidé pour que le projet de budget de l’Etat pour 2026 « soit le dernier discuté de la sorte », sur RTL et Public Sénat.

« Les règles n’aident pas à l’émergence du compromis. Et ça, c’est problématique. Quand il y a une volonté politique qui est empêchée par de la procédure, il faut changer la procédure », a-t-elle affirmé.

La présidente de l’Assemblée a dit « regretter » que les débats ne puissent aller à leur terme, alors que le gouvernement a mis fin aux débats au Palais-Bourbon jeudi soir et que le premier ministre, Sébastien Lecornu, a acté ces derniers jours l’impossibilité de faire adopter le budget par un vote, faute de majorité. « Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend », a-t-elle glissé, reconnaissant « partager » le constat d’échec de la méthode du premier ministre, qui avait promis de ne pas utiliser l’article 49.3.

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Un échec démocratique

Sébastien Lecornu doit désormais choisir entre le 49.3, qui lui permet de faire adopter sans vote un texte modifié par des amendements de son choix à condition de résister à la censure, ou les ordonnances budgétaires, dispositif inédit qui impose la mise en place du projet initial.

Mme Braun-Pivet n’a pas souhaité dire quelle serait sa préférence : « Ce sont deux outils constitutionnels à la main du gouvernement (…) Ce n’est pas à moi de choisir », a-t-elle balayé. « Moi, ce que je préfère et ce que je souhaite, c’est que la France ait un budget. »

La députée a promis ces derniers mois de tenter de modifier la procédure d’examen des budgets d’ici à l’année prochaine, regrettant le nombre croissant d’amendements et l’organisation du débat parlementaire, qui imposent de discuter d’abord des recettes, puis des dépenses de l’Etat.

« Nous n’avons parlé que de taxes, que de recettes supplémentaires, que d’impôts », et pas suffisamment « de ce qui intéresse au premier chef les Français », comme « la justice, l’éducation nationale, les questions environnementales », a-t-elle listé. « On voit bien que démocratiquement, ça ne va pas », s’est-elle agacée.

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Le Monde avec AFP

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