mardi, janvier 13
Le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, lors de l’examen et du vote solennels du projet de loi de finances extraordinaire présenté par le gouvernement, au Sénat, à Paris, le 23 décembre 2025.

Vous souvenez-vous d’Un jour sans fin, cette comédie américaine dans laquelle un présentateur météo revit perpétuellement la même journée d’hiver ? Bien des parlementaires appelés à se pencher sur le budget 2026 se sentent eux aussi bloqués dans une boucle temporelle.

Mardi 13 janvier, tous les députés se retrouvent dans l’Hémicycle pour l’examen du projet de loi de finances. Comme en octobre. Avec toujours les mêmes points d’achoppement et le même risque d’aboutir à un rejet du texte. En commission, le 10 janvier, les députés sondés à titre consultatif ont déjà voté contre les deux parties du projet.

Lundi 12 janvier, comme une semaine plus tôt, le gouvernement avait convié à Bercy une poignée de députés spécialistes du sujet pour faire émerger un possible compromis. Mais, comme la semaine précédente, les communistes et les écologistes ne sont pas venus et rien de majeur n’est sorti.

Cette rencontre de deux heures a été « constructive », assure-t-on au cabinet d’Amélie de Montchalin, la ministre des comptes publics. « La ministre nous a redemandé des précisions sur des éléments plutôt techniques et nos priorités, tempère la négociatrice socialiste Estelle Mercier. Nous les avons donc réaffirmées : pouvoir d’achat, jeunesse, transition écologique et logement. Nous sommes encore loin d’un compromis, la droite restant accrochée à ses positions. » Non, « le compromis n’est pas encore là », confirme le député (Les Républicains) des Hauts-de-Seine Philippe Juvin, rapporteur général du budget.

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