lundi, janvier 19
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 14 janvier 2026.

Faire en sorte que « le travail paie plus ». Parmi les mesures que Sébastien Lecornu a dévoilées, vendredi 16 janvier, pour tenter de trouver un budget et éviter une potentielle censure, l’une d’elles vise à améliorer le pouvoir d’achat d’une partie des personnes exerçant un emploi. C’est, en effet, au nom de cet objectif que le premier ministre a annoncé une hausse de la prime d’activité – un complément de ressources octroyé à ceux qui se trouvent en bas de l’échelle des revenus alors qu’ils occupent un poste. Le geste répond à une des demandes du Parti socialiste, tout en étant souvent critiqué par les acteurs sociaux, non pas dans l’intention affichée, mais à cause des modalités retenues.

Dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2026, il était prévu « un recentrage de la prime d’activité sur les travailleurs les plus modestes ». « Il faut le reconnaître, c’était une erreur », a déclaré, vendredi soir, M. Lecornu. Non seulement cette orientation est abandonnée, mais le dispositif est même amélioré. Plus de 3 millions de ménages, gagnant aujourd’hui entre un smic et 1,4 smic, vont ainsi voir cette prestation s’accroître « en moyenne de 50 euros par mois », a détaillé le chef du gouvernement, vendredi. Matignon a précisé qu’une telle décision coûterait environ 2 milliards d’euros en année pleine.

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