vendredi, février 6
Le président du groupe Socialistes et apparentés, Boris Vallaud, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 19 janvier 2026.

La bataille du budget n’est décidément pas finie. Après les députés du Rassemblement national (RN), ceux de La France insoumise (LFI) et, de façon très exceptionnelle, le premier ministre lui-même, le Parti socialiste (PS) a saisi à son tour le Conseil constitutionnel, vendredi 6 février, contre ce texte. Les députés socialistes, emmenés par leur président de groupe, Boris Vallaud, pointent une série de mesures jugées juridiquement problématiques dans le projet de loi de finances pour 2026, considéré comme adopté après l’échec, le 2 février, des motions de censure déposées par la gauche non socialiste et l’extrême droite.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Budget 2026 : ces mesures enterrées après six mois de débats intenses

Cette saisine socialiste n’avait rien d’évident. Contrairement au reste de la gauche, le PS a en effet longuement négocié avec le gouvernement le contenu du budget. Il se flatte d’avoir obtenu plusieurs concessions importantes, et a choisi, en conséquence, de ne pas voter les motions de censure déposées sur ce texte.

« Cela ne veut pas dire que nous sommes satisfaits de ce budget, commente le député Philippe Brun, l’un des négociateurs de l’accord de non-censure. En commission, nous avons d’ailleurs voté contre le projet de loi de finances. Contrairement à ce que raconte la droite, il ne s’agit vraiment pas d’un budget socialiste ! Nous sommes dans l’opposition, c’est clair, et plusieurs dispositions du texte nous posent un vrai problème. »

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