samedi, janvier 31
Devant les portes closes de l’usine Brandt à Vendôme (Loir-et-Cher), le 15 décembre 2025.

Orléans Métropole a déposé une offre pour la reprise des actifs de Brandt, ancien fleuron français de l’électroménager, a révélé samedi 31 janvier l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information de La Lettre Valloire.

Cette offre de rachat a été placée « sous condition », a précisé à l’AFP Serge Grouard, maire divers droite d’Orléans et président de la métropole. « Ce que je veux éviter, c’est que ces marques soient vendues à des repreneurs étrangers (…). Notre offre tombe s’il y a des repreneurs français voulant reprendre ces marques au nom d’une entreprise française ». L’offre ainsi que son chiffrage – 300 000 euros au minimum – doivent encore être votés par le prochain conseil métropolitain le 5 février.

Un mois et demi après la liquidation prononcée par le tribunal des activités économiques de Nanterre, les acteurs intéressés par la reprise des usines et marques de l’ancien groupe centenaire (Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich) avaient jusqu’à jeudi pour se manifester.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Brandt, le dernier fabricant de gros électroménager en France, est mis en liquidation

Deux propositions rendues publiques

Deux propositions avaient jusqu’ici été rendues publiques. L’entreprise bretonne EverEver, jeune pousse positionnée sur l’électroménager durable et fondée en 2018, a annoncé mardi vouloir reprendre le site Brandt de Vendôme (Loir-et-Cher), qui employait 95 salariés, mais aussi certains autres actifs. Pour financer cette reprise, la start-up a lancé une levée de fonds sur une plateforme participative, alors que ses capacités financières suscitent des doutes.

A la fin de décembre 2025, l’homme d’affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, avait aussi proposé de reprendre l’usine d’Orléans, qui comptait 350 salariés sur les quelque 700 de l’entreprise, en élargissant l’activité historique de Brandt à celle de produits informatiques.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Brandt : le projet de reprise de l’usine d’Orléans crée la surprise

La situation est suivie de près à Bercy. « Nous avons été et sommes encore mobilisés sur Brandt », a assuré Sébastien Martin, ministre délégué à l’industrie, auditionné mardi par la commission des affaires économiques du Sénat.

Soucieux de ne pas vendre « du rêve », M. Martin, régulièrement en contact avec les responsables locaux, a estimé « que l’argent public devait être investi à bon escient ». Un projet de reprise en coopérative avait été rejeté en décembre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La liquidation de Brandt, nouvel épisode de la désindustrialisation en France

Le Monde avec AFP

Share.
Exit mobile version