jeudi, janvier 22
Des pièces de correcteurs électroniques de trajectoire, sur une chaîne de montage robotisée de l’usine Bosch de Moulins-Yzeure (Allier), en mai 2013.

L’usine Bosch de Moulins fermera avant la fin de l’année 2026 et ses 270 emplois seront supprimés dès la fin juin. L’annonce, inattendue, est tombée mardi 20 janvier, lors d’un comité social et économique extraordinaire sur le site de Moulins-Yzeure (Allier). Les investissements engagés ces dernières années par le groupe allemand, premier équipementier automobile mondial, semblaient pourtant ouvrir des perspectives à cette usine spécialisée dans une monoproduction de correcteurs électroniques de trajectoire (ESP), destinés aux constructeurs automobiles mondiaux. Cet équipement agit automatiquement sur le freinage en cas de risque de perte de contrôle. Celui de Tesla était fabriqué dans cette usine avant que les voitures électriques d’Elon Musk ne changent de système.

La fermeture est justifiée par le contexte de réduction des commandes du marché automobile, la concurrence chinoise, et par le choix de confier la production d’ESP aux établissements implantés en Allemagne. « L’activité en équipement automobile en France est confrontée à une pression croissante due au ralentissement économique persistant et aux défis majeurs liés à la transformation économique du secteur », indique Robert Bosch France, la filiale française de la firme allemande, qui précise également avoir « décidé d’anticiper une baisse de la demande dans les systèmes de freinage conventionnel avec un recul du marché, notamment en Europe, au cours des prochaines années ».

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