Le président des États-Unis nie toute implication de son pays. Donald Trump a estimé samedi 7 mars que Téhéran était responsable du bombardement d’une école dans la ville de Minab, en Iran, au début de la guerre, qui se poursuit toujours. Le pensionnaire de la Maison met en cause « le manque de précision » de l’armée iranienne.
« Sur la base de ce que j’ai vu, cela a été fait par l’Iran », a dit le président américain pendant un échange avec la presse à bord de son avion, alors que les médias ont dévoilé qu’il pourrait s’agir d’une frappe américaine.
« Nous pensons que cela a été fait par l’Iran. Parce qu’ils sont très imprécis avec leurs munitions, comme vous le savez », a-t-il ajouté.
Une enquête du Pentagone
Ni les États-Unis, ni Israël n’ont confirmé cette frappe, et Washington a affirmé que le Pentagone menait une enquête.
« Nous enquêtons. Mais le seul camp qui cible les civils, c’est l’Iran », a déclaré samedi 7 mars le ministre américain de la défense, Pete Hegseth. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait lui assuré que le pays à la bannière étoilée ne viseraient jamais « délibérément » une école.
Le bilan total des morts n’a pas encore été confirmé de manière indépendante, mais les autorités et médias d’État iraniens affirment que la frappe a tué plus de 150 personnes, dont de nombreux enfants. De son côté, l’Unicef a rapporté vendredi un bilan de 168 élèves tués, dont une majorité « d’écolières âgées de 7 à 12 ans ».
L’administration Trump face à l’embarras médiatique
Selon les éléments mis à disposition, l’Agence France-Presse a pu constater que le bâtiment détruit était localisé à proximité de deux sites contrôlés par le Corps des Gardiens de la révolution, le bras armé de la République islamique. De son côté, le New York Times a démontré dans une enquête que ce drame pourrait être le fait d’une frappe américaine visant initialement une base navale des Gardiens de la révolution située à proximité.
Les forces américaines sont « les plus susceptibles d’avoir mené la frappe », assure le journal, qui exclut l’hypothèse d’une frappe d’un missile iranien sur l’école.
Reuters, s’appuyant sur le témoignage de deux responsables américains anonymes, a rapporté jeudi 5 mars que des enquêteurs militaires américains estimaient « probable » que les forces américaines soient « responsables » de la frappe.
Au niveau international, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, espère que l’enquête américaine sera « rapide » et se déroulera « en toute transparence ».
Article original publié sur BFMTV.com




