- Une prise de sang pourrait prédire les risques d’AVC ou d’infarctus grâce à un marqueur inflammatoire.
- Cette méthode est particulièrement utile pour détecter les femmes sans facteurs de risque apparents.
- Les explications de Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Et si une simple prise de sang pouvait prédire le risque de faire un AVC ou un infarctus, même si l’on est en bonne santé ? La recherche vient en effet de faire une découverte à ce sujet. Certains facteurs de risque sont présents, notamment en cas d’hypertension, de cholestérol ou encore chez les fumeurs. Avec cette prise de sang, il sera possible d’identifier une personne à risque et de « mettre en place des moyens pour contrer ces facteurs de risque
« , explique Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Lesquels ? L’alimentation, l’activité physique, un accompagnement pour arrêter de fumer ou encore la mise en place de traitements, ajoute le docteur.
Les femmes moins bien diagnostiquées ?
Majoritairement, ce sont les femmes qui n’ont pas ces facteurs de risque et qui, malgré tout, sont victimes d’un AVC, parce qu’on ne les a pas identifiées comme étant à risque. Tout l’intérêt de cette découverte est donc de pouvoir prédire un accident cardiovasculaire chez une femme que l’on pensait en bonne santé. Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs ont fait appel à 12.000 femmes qui n’avaient pas de facteurs de risque. Ils ont réalisé des prises de sang pour doser le marqueur de l’inflammation (la hsCRP) puis l’ont mesuré. Pendant trente ans, elles ont été suivies et les chercheurs ont observé celles qui avaient déclaré un AVC ou un infarctus pour ensuite faire un lien entre l’augmentation de ce marqueur de l’inflammation et le potentiel risque de faire un AVC. Ils ont ainsi découvert « qu’à partir d’une petite inflammation de 3.000 grammes par litre, il y avait une augmentation de 77% du risque de faire une maladie coronaire, et une augmentation de 39% du risque de faire un AVC
« , indique le docteur Vincent Valinducq.
Ainsi, ce marqueur de l’inflammation ultrasensible permettrait effectivement de définir une femme potentiellement à risque alors qu’elle n’avait pas de facteurs de risque identifiés. Cette prise de sang permettra d’identifier et de repérer les personnes à risque pour éventuellement prescrire un médicament qui pourra diminuer l’inflammation et le risque de complications cardiovasculaires. « Les chercheurs ont constaté qu’effectivement, prescrire une statine permettrait de réduire de 38% le risque de faire ce type de complications
« , conclut le docteur.









