mardi, janvier 20
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Barham Saleh, s’entretient avec un réfugié soudanais à Farchana, dans la province d’Ouaddaï, au Tchad, le 14 janvier 2026.

La guerre au Soudan a fait, depuis avril 2023, plus de 150 000 morts et quatorze millions de déplacés, selon les derniers chiffres onusiens. C’est au-devant de cette crise qu’est allé le nouveau haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, pour sa première visite depuis sa prise fonction, le 1er janvier.

L’ancien président irakien (2018-2022) a désormais la lourde tâche de diriger l’agence dédiée aux réfugiés, dans un contexte international de réduction drastique de l’aide d’urgence et au développement. Le Monde l’a rencontré au Tchad, pays frontalier du Soudan, qui accueille près d’un million de déplacés du conflit.

Alors que l’afflux de personnes fuyant du Darfour se poursuit, qu’avez-vous observé dans les camps de réfugiés soudanais au Tchad ?

Je n’ai pas les mots. Peu importe ce que vous lisez ou voyez à la télévision à propos de cette crise, ça n’a rien à voir avec le fait de l’observer sur place. On parle ici d’une vague humaine qui fuit une guerre insensée. C’est une crise monumentale, une catastrophe, une tragédie qui cause d’immenses souffrances : les Soudanais sont tués, victimes d’abus, des femmes et des filles sont violées… Et de tout cela résulte, en plus, la plus grande crise de déplacement de notre époque.

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