mercredi, janvier 14
L’émissaire américain Steve Witkoff,  à Paris, le 6 janvier 2026.

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, a déclaré, mercredi 14 janvier, que le plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza passait désormais à la « phase deux », dont l’objectif est de désarmer le Hamas.

« Nous annonçons le lancement de la phase deux du plan en 20 points du président visant à mettre fin au conflit à Gaza, passant du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction » de la bande de Gaza, a écrit l’envoyé Steve Witkoff sur X.

Le gouvernement égyptien avait auparavant annoncé, plus tôt dans la journée, qu’un « consensus » avait été trouvé sur les noms des membres du comité technocratique palestinien de 15 personnes chargé d’administrer la bande de Gaza selon les termes du plan de Donald Trump. Le programme en 20 points présenté en octobre par le président américain après deux ans de guerre prévoit que ce comité de transition gouverne le territoire palestinien sous la supervision d’un Conseil de la paix, présidé par Donald Trump lui-même.

« La phase deux établit une administration palestinienne technocratique transitoire à Gaza, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), et entame la démilitarisation complète et la reconstruction de Gaza, principalement le désarmement de tout le personnel non autorisé », selon M. Witkoff. « Les Etats-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses obligations, y compris le retour immédiat du dernier otage mort », a-t-il ajouté, faisant référence au retour du corps de Ran Gvili. « Tout manquement à cette obligation entraînera de graves conséquences », a dit M. Witkoff.

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Le Hamas et la présidence palestinienne apportent leur soutien

La majorité des mouvements palestiniens, dont le Hamas, et la présidence palestinienne ont apporté leur soutien au comité technocratique. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au Caire, ces mouvements, incluant aussi le Jihad islamique, déclarent « soutenir les efforts des médiateurs pour la formation du comité national palestinien transitoire ».

Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle WAFa, la présidence palestinienne, basée à Ramallah, apporte également son soutien à cet organe, ce qui, selon une source de la présidence « reflète la position du Fatah », dont le président palestinien Mahmoud Abbas est le chef.

Deux noms circulent pour diriger le comité : Ali Shaath, ancien vice-ministre de la planification de l’Autorité palestinienne, et Majed Abou Ramadan, actuel ministre de la santé et ancien maire de Gaza, a précisé ce responsable, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP). « Un accord final sur les noms devrait être trouvé entre le Fatah », « et le Hamas (…) pour assurer un soutien unifié au travail du comité », a-t-il ajouté. Le Hamas a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne cherchait pas à jouer un rôle au sein de la future gouvernance à Gaza.

Les pourparlers du Caire portent également sur le retrait des forces israéliennes de Gaza, la réouverture du point de passage de Rafah avec l’Egypte, dans le sud de la bande de Gaza, et l’entrée de l’aide stockée côté égyptien, a précisé le Hamas. Les opérations du Conseil de la paix sur le terrain doivent être dirigées par le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient de 2015 à fin 2020. M. Trump devrait annoncer dans les prochains jours les noms des membres de ce Conseil de la paix.

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Le Monde avec AFP

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