mercredi, mars 11

  • À l’approche du premier tour des municipales dimanche, l’Union nationale des associations familiales exhorte les candidats à entretenir la « vitalité » des communes en soutenant les familles.
  • Elle les encourage en particulier à actionner des « leviers forts » pour « faciliter » la vie des parents et des enfants, tandis qu’une baisse historique de la natalité a été enregistrée.

À quelques jours du scrutin, elle espère jeter la lumière sur un « facteur décisif de vitalité locale ». L’Union nationale des associations familiales (Unaf) a lancé ce mardi un appel aux candidats aux élections municipales à « investir dans la petite enfance, la jeunesse et le soutien aux parents », dans un contexte de chute de la natalité (nouvelle fenêtre). « Les communes détiennent des leviers forts pour aider les parents et faciliter l’épanouissement des enfants », plaide-t-elle, évoquant même des « investissements d’avenir ».

« La démographie est une réalité très concrète pour de nombreuses communes : c’est la dynamique locale et l’avenir de certains territoires qui est en jeu », observe l’Unaf dans un communiqué (nouvelle fenêtre), à l’approche du vote les 15 et 22 mars (nouvelle fenêtre) prochains. La chute historique du nombre de naissances (nouvelle fenêtre) a des effets « déjà visibles » : fermetures d’écoles et de commerces, de services de proximité, fuite des familles entraînant un isolement accru des populations vieillissantes, énumère-t-elle.

Accueil de la petite enfance, soutien à la parentalité…

La démographie est « un facteur décisif de vitalité locale » pour l’Unaf, qui appelle les futurs maires à « faire preuve de volontarisme pour favoriser la réalisation du désir d’enfant et mieux entourer parents et enfants sur leurs territoires ». Si les politiques nationales sont « essentielles », les élus locaux disposent de « leviers d’action tout aussi déterminants pour faciliter la vie des familles », souligne-t-elle.

Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont le pilier local de la politique d’accueil du jeune enfant. Dans ce domaine, l’Unaf reconnaît des « difficultés de recrutement de professionnels de la petite enfance (nouvelle fenêtre)« , mais estime que « des marges d’action sont possibles ». Parmi elles, les associations peuvent contribuer à « construire des projets pérennes », comme des crèches, des relais petite enfance ou encore des réseaux d’assistantes maternelles, égrène l’organisation. 

Selon elle, d’autres « leviers » peuvent aussi être actionnés par les maires, comme le soutien à la parentalité (nouvelle fenêtre), l’accueil périscolaire, la fiscalité et la tarification des services municipaux ou encore la politique du logement. 

En 2025, 644.000 bébés sont nés, soit 2,3% de moins qu’en 2024 et 24 % de moins qu’en 2010. L’année écoulée a ainsi marqué un cap symbolique: le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances (nouvelle fenêtre), avec un solde naturel négatif, à -6.000 personnes. Une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. 

Un rapport parlementaire (centriste) publié en février a souligné que le désir d’enfant reste « élevé en France », en moyenne de l’ordre de 2,3 enfants par couple en 2024, mais que sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles matériels, économiques et professionnels. 

M.L. avec AFP

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