mercredi, mars 4
Théo Augier (Charlie), Oscar Louis Högström (Nino), Bilal Hassani (Malik) et Mara Taquin (Lale) dans « Nino dans la nuit », de Laurent Micheli.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

On n’imaginait pas que le livre Nino dans la nuit (Allia, 2019), de Capucine et Simon Johannin, serait un jour adapté au cinéma. L’expérience paraissait risquée : comment faire ressentir à l’écran les fulgurances de l’écriture, les trouvailles de langage de ce roman lyrique et politique, tendre et brutal ? Chaque phrase s’accroche aux pas de Nino, le narrateur, la vingtaine, qui vivote entre la périphérie de Paris et Bruxelles, où il se livre à quelques trafics. Il s’appelle Nino Paradis, un nom plus crédible dans le showbiz que dans l’intérim. Souvent, le BG (« beau gosse ») au regard sombre perd pied, mais se raccroche à sa vraie famille, soit son amoureuse et ses deux copains. Passé les jours blafards, la petite bande revit la nuit, noyant sa colère dans les substances et les fêtes.

Lire la critique (en 2019) : Article réservé à nos abonnés « Nino dans la nuit » : Capucine et Simon Johannin du côté des vingtenaires assoiffés de plaisirs et de vérité

Le film éponyme du Belge Laurent Micheli, né en 1982, metteur en scène et réalisateur de Lola vers la mer (2019), se cale sur le tempo frénétique du groupe formé par Nino (Oscar Louis Högström), Lale (Mara Taquin), Malik (Bilal Hassani, le chanteur qui a représenté la France à l’Eurovision, en 2019), et Charlie (Théo Augier). Le récit est élagué, mais la trajectoire est là, celle d’un jeune homme désenchanté, qui prend tout ce qui vient pour gagner de l’argent, payer le taudis que lui loue son propriétaire, retrouver les bras de Lale…

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