mardi, janvier 13
Lisa Strauss, en avril 2025.

« Je suis très timide », confie Lisa Strauss pour poser les bases d’un parcours artistique qui ne laisse pas présumer un tel trait de caractère. Brutal Baroque, l’album que la violoncelliste de 27 ans va publier à l’automne chez un label non encore révélé, sera le premier CD solo après deux livraisons discographiques qui ont permis d’apprécier l’engagement énergique et déterminé de la musicienne au sein d’un groupe. D’abord avec le Philia Trio (qui se produira les 30 et 31 janvier à La Folle Journée de Nantes), une formation insolite dont le compositeur Régis Campo a exalté la dimension complice dans la pièce Open Time (2021).

L’accordéon charismatique de Théo Ould y est entouré par le violon ornemental de François Pineau-Benois et le « cello pulsé » de Lisa Strauss, fixe et insaisissable, comme le style du compositeur iconoclaste avec lequel elle s’est découvert très tôt des affinités. « A 12 ans, dans l’orchestre du conservatoire à rayonnement régional de Paris, en jouant Lumen, une pièce qui m’avait subjuguée. » Une fois le Philia Trio lancé sur les rails discographiques en 2022 avec l’album Madness (DiscAuvers), Lisa Strauss s’est investie dans le Duo Shum avec la pianiste Anastasia Rizikov. « On a grandi dans la même culture. Elle est ukrainienne, mais, comme moi, russophone par sa mère. »

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