vendredi, janvier 23
« La Résurrection de la fille de Jaïre » (1878), de Gabriel von Max.

Réunir environ 130 œuvres dans 300 mètres carrés, qui plus est pour traiter d’un sujet qui ne l’a jamais été, voilà un sacré défi. Surtout lorsqu’on sait que l’exposition a été conçue et montée en un an et demi, ce qui, de nos jours, tient du miracle. Pourtant, ils ont parfois lieu : malgré ce délai très court, l’exposition « L’Empire du sommeil » bénéficie de prêts exceptionnels provenant de plusieurs dizaines d’institutions internationales, un exploit.

A ne pas manquer, hors parcours, car isolé dans le couloir d’entrée, La Prisonnière des Sargasses (1991), réalisée par Paula Rego (1935-2022) avant qu’elle et sa famille (tout le monde roupille sur la terrasse) ne quittent un Portugal alors hostile pour vivre en Angleterre. L’accrochage est assez dense, avec parfois deux niveaux de tableaux accrochés l’un au-dessus de l’autre, trois niveaux même lorsqu’il y a des vitrines, mais, malgré cette accumulation obligée, il reste lisible. Il a été conçu par un duo, la neurologue et historienne des sciences Laura Bossi et Sylvie Carlier, directrice des collections du Musée Marmottan Monet, où se tient cette exploration novatrice et troublante.

Il vous reste 82.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version