mardi, janvier 13
Marine Le Pen, lors des vœux de Jordan Bardella à la presse, à Paris, le 12 janvier 2026.

Diriger l’extrême droite française pendant plusieurs décennies a offert son lot de déconvenues à Marine Le Pen. Jamais, pourtant, elle n’avait approché d’aussi près le précipice. La cheffe du Rassemblement national (RN) jouera sa vie politique du 13 janvier au 12 février entre les murs lambrissés de la première chambre de la cour d’appel de Paris, chargée de l’affaire des assistants parlementaires européens présumés fictifs du Front national (FN, devenu RN en 2018). La députée du Pas-de-Calais aborde l’échéance avec pour seule certitude un couperet : l’arrêt des trois juges – attendu en juin – tranchera sa capacité à se présenter au scrutin présidentiel de 2027.

Sitôt sa peine sévère prononcée, le 31 mars 2025, pour détournements de fonds publics (quatre ans de prison, dont deux ferme mais sous bracelet électronique, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate), en première instance, la députée du Pas-de-Calais se disait prête à épuiser l’ensemble des voies de recours pour candidater une quatrième fois à l’Elysée. Rien n’était alors de trop pour renverser une « décision politique » et rétablir un « Etat de droit violé ».

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