lundi, janvier 19
Vue aérienne de la raffinerie Exxon Mobil de Baytown, au Texas, le 13 janvier 2026.

Le Venezuela doit-il rester membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ? Réponse du président américain, Donald Trump : « Je pense que c’est mieux pour eux. Je ne sais pas si c’est mieux pour nous. (…) Nous n’en avons pas discuté. » Malgré le flou du propos recueilli et publié, jeudi 15 janvier, par l’agence Reuters, une évidence apparaît : la Maison Blanche est désormais l’interlocuteur obligé pour toute question relative au pétrole vénézuélien. Y compris celles touchant aux équilibres géopolitiques qui gouvernent les marchés mondiaux de l’or noir.

Le coup de force américain au Venezuela, avec l’enlèvement du chef d’Etat Nicolas Maduro, le 3 janvier, serait-il donc le prélude à une reconfiguration de la carte mondiale du pétrole ? « Donald Trump dispose maintenant de son propre empire pétrolier », concluait, dès le lendemain de l’opération, Javier Blas, éditorialiste spécialiste de l’énergie chez Bloomberg. Telle affirmation a de quoi surprendre tant la production du pays d’Amérique latine est aujourd’hui insignifiante. Laminée par des années de corruption et de sous-investissement, elle représente moins de 1 % de l’offre mondiale. Mais l’ambition de Washington d’établir un monopole sur les ventes futures de brut vénézuélien reviendrait à prendre le contrôle d’immenses réserves, les plus vastes au monde, avec près de 300 milliards de barils selon l’OPEP.

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