
De 500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus. C’est le bilan humain approximatif, quatre années après la décision de Vladimir Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022. Il s’agit du pire bain de sang sur le continent européen depuis la seconde guerre mondiale, loin devant les guerres de Yougoslavie. Si l’on ajoute les invalides de guerre, le total approche les deux millions d’individus, d’après les calculs du Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion de Washington spécialisé dans les questions de sécurité. Il ne s’agit toutefois que d’une estimation, car l’Ukraine comme la Russie ont classifié leurs pertes militaires.
Sur le versant civil, un rapport des Nations unies, daté de la mi-février, évalue à 53 006 le nombre de victimes civiles ukrainiennes prouvées et identifiées, depuis le 24 février 2022, dont 15 954 morts. A cela s’ajoutent les dizaines de milliers de victimes civiles sur les 20 % du territoire ukrainien occupé par l’armée russe, parmi lesquelles les 22 000 tués, selon Kiev, durant les trois mois de siège de Marioupol par l’armée russe, au printemps 2022. Un chiffre toutefois invérifiable, du fait de l’occupation de Marioupol et des efforts des autorités d’occupation russes pour dissimuler l’ampleur du massacre.
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