Tout en maniant la carotte de la diplomatie, Washington continue de brandir le bâton de l’intervention militaire. Moins de 24 heures avant le début des négociations entre Américains et Iraniens dans le sultanat d’Oman, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a rappelé ce jeudi 5 février que la main de Donald Trump ne comprenait pas uniquement la carte diplomatique.
« Alors que ces négociations ont lieu, je tiens à rappeler au régime iranien que le président dispose de nombreuses options en dehors de la diplomatie en tant que commandant en chef de l’armée la plus puissante de l’histoire du monde », a-t-elle affirmé durant un point presse.
Plus tôt dans la journée, durant un petit-déjeuner de prière, Donald Trump avait déclaré que les Iraniens « négocient » et qu' »ils ne veulent pas qu’on les frappe » en rappelant que les États-Unis avaient envoyé « une grande flotte » de guerre dans le golfe Persique pour faire pression sur Téhéran.
« Un démantèlement total des capacités nucléaires »
Depuis un mois et la répression sanglante des manifestations en Iran, Donald Trump a fait planer la menace d’une intervention militaire contre Téhéran avant de privilégier, pour le moment, la voie diplomatique. L’Iran souhaite que les discussions d’Oman portent uniquement sur le nucléaire alors que les revendications américaines s’étendent à d’autres sujets, comme les missiles balistiques.
« Le président a été on ne peut plus clair dans ses exigences envers le régime iranien », a poursuivi Karoline Leavitt. « Il a été très explicite sur le démantèlement total des capacités nucléaires et il souhaite explorer la possibilité de parvenir à un accord. »
Face au maintien par Washington des menaces d’action militaire, l’Iran a répété qu’il riposterait contre les bases américaines de la région en cas d’attaque. « Nous sommes prêts à nous défendre, et c’est au président américain de choisir entre le compromis ou la guerre », a déclaré jeudi le porte-parole de l’armée, le général Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’État.
Article original publié sur BFMTV.com




