Trente-cinq pays attendus à Paris pour un sommet sur l’Ukraine
Les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains se retrouvent, mardi, à Paris pour un sommet visant à afficher leur « convergence » sur les garanties de sécurité à fournir à Kiev et préciser les contours d’une « force multinationale » en cas d’accord de cessez-le-feu avec Moscou.
Emmanuel Macron reçoit son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner – gendre de Donald Trump – pour un déjeuner au palais présidentiel de l’Elysée.
Dans la foulée, le sommet réunira 35 pays, dont 27 représentés par des chefs d’Etat ou de gouvernement tels que l’Italienne Giorgia Meloni et le Canadien Mark Carney. Les dirigeants de l’OTAN et de l’Union européenne sont aussi attendus.
L’entourage du président français présente cette nouvelle réunion de la « coalition des volontaires » comme l’aboutissement des efforts qu’il a commencé à déployer il y a environ un an, après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, pour éviter que les Etats-Unis ne « lâchent l’Ukraine ».
« Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l’Ukraine, l’Europe et l’Amérique », a dit, lundi à la presse, un de ses conseillers, sur fond de nouvelle intensification des tractations diplomatiques depuis novembre, sous l’impulsion de Washington, en vue d’un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.
Une conférence de presse est prévue en fin de journée, réunissant les présidents Macron et Zelensky, le premier ministre britannique, Keir Starmer, et le chancelier allemand, Friedrich Merz.
A Berlin mi-décembre, plusieurs pays européens avaient formalisé leur proposition d’une « force multinationale pour l’Ukraine » soutenue par les Etats-Unis, qui avaient dit offrir des garanties de sécurité « très fortes ».
Mardi, les dirigeants doivent s’engager sur leur vision commune des « modalités d’un cessez-le-feu » futur entre l’Ukraine et la Russie, la manière dont il pourra être « vérifié » par « des moyens techniques, des drones, des satellites » plutôt que par un déploiement militaire terrestre, mais aussi sur leur riposte en cas de violation, a expliqué la présidence française.
Autre point à l’ordre du jour, selon la même source : les « modalités opérationnelles » du « déploiement d’une force multinationale » pour « réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre » face à la menace d’une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.




