mardi, février 3
Décombres d’une communauté où les maisons ont été emportées par les inondations provoquées par le typhon Kalmaegi, à Talisay (Cebu), aux Philippines, le 6 novembre 2025.

Les eaux se retirent, mais la colère monte aux Philippines après le passage dévastateur du typhon Kalmaegi, appelé localement « Tino ». Les crues catastrophiques qui ont fait 188 morts et 135 disparus dans la conurbation de l’île de Cebu, dans le centre de l’archipel philippin, et détruit des quartiers entiers, interrogent sur la qualité, voire l’existence même des travaux d’infrastructures entrepris pour atténuer les inondations.

Cebu, comme les autres îles du centre des Philippines ciblées par ce cyclone tropical, s’était préparée aux vents violents et aux très fortes précipitations annoncées : 387 000 personnes avaient été préalablement évacuées.

Or, le déluge a frappé là où personne ne l’attendait, en faisant déborder les quatre fleuves qui descendent de la chaîne de montagnes traversant dans le sens de la longueur l’île de Cebu jusqu’à « Metro Cebu », la zone métropolitaine de la principale ville de l’île. Troisième super-agglomération du pays derrière Metro Manille et Metro Davao, « Metro Cebu » regroupe 3,2 millions d’habitants dans sept villes et six municipalités réparties sur une cinquantaine de kilomètres le long de l’océan.

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