
La hausse était attendue, pas ses causes. Après deux années de recul, les émissions de gaz à effet de serre ont de nouveau augmenté (+ 2,4 %) aux Etats-Unis en 2025, selon une estimation du cabinet Rhodium Group publiée le 13 janvier. Ce rebond déjoue les lectures politiques les plus évidentes. Il ne reflète pas – encore – les attaques répétées de Donald Trump contre la transition écologique, mais résulte d’un cocktail plus prosaïque : un hiver froid et une envolée de la demande d’électricité, qui a ravivé le recours au charbon.
« Il est trop tôt pour constater un impact significatif des changements politiques mis en œuvre par l’administration Trump et le Congrès, explique Ben King, directeur pour l’énergie américaine du Rhodium Group. Bon nombre des changements les plus importants, en particulier les modifications apportées aux crédits d’impôt pour l’énergie dans le cadre de la loi One Big Beautiful Bill, n’entreront en vigueur qu’en 2026 ou plus tard. »
Le premier moteur de cette hausse s’avère donc conjoncturel. Un hiver plus rigoureux que les précédents a entraîné une forte augmentation des besoins de chauffage dans les bâtiments, massivement dépendants du gaz naturel et du fioul. Les émissions de ce secteur ont bondi de près de 7 % en un an.
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