mardi, janvier 20
Emma Walmsley, PDG de GlaxoSmithKline, prend la parole lors d’une annonce concernant la baisse des prix des médicaments, à la Maison Blanche, à Washington, le 19 décembre 2025.

« Les prix des médicaments aux Etats-Unis vont chuter rapidement et fortement, et figureront bientôt parmi les plus bas du monde développé. » Ce 19 décembre 2025, à la Maison Blanche, Donald Trump se frotte les mains. Après avoir conclu des accords de baisses de prix avec Pfizer, AstraZeneca, EMD Serono, une filiale du laboratoire allemand Merck, Novo Nordisk et Eli Lilly au cours des trois mois précédents, le président américain s’apprête, ce jour-là, à faire l’annonce de neuf nouveaux accords.

Le chef d’Etat a soigné la mise en scène : alignés derrière lui, les patrons de Sanofi, de Novartis, de MSD, de GSK, de Gilead, de Genentech, d’Amgen, de Bristol Myers Squibb et de Boehringer Ingelheim sont chacun invités à passer brièvement au pupitre pour vanter les mérites de la politique de Washington sur le médicament. En façade, le pari de M. Trump semble réussi. De fait, 16 des 17 grands groupes pharmaceutiques mondiaux qu’il a sommés, dans une lettre, le 31 juillet, de réduire drastiquement leurs prix aux Etats-Unis, sous peine de les matraquer de droits de douane, ont signé des accords avec le gouvernement. Le dernier laboratoire à manquer à l’appel, l’américain Regeneron, devrait suivre d’ici peu.

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