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Wagon à désherber les voies, de SNCF réseau, à Bordeaux (Gironde) le 24 octobre 2022. (Thibaud MORITZ) · Thibaud MORITZ/AFP/AFP

Le projet de contrat de performance 2024-2033 entre l’Etat et SNCF Réseau prévoit une « augmentation massive » des investissements en France dans les infrastructures ferroviaires vieillissantes, a indiqué le ministère des Transports lundi.

Le texte, qui a mis plusieurs années à être élaboré pour définir les priorités du pays, est mis en consultation à partir de lundi auprès des entreprises de transport ferroviaire et des autorités organisatrices de transport.

Il sera ensuite transmis au parlement « en vue d’une signature à l’automne », a indiqué le cabinet du ministère lundi.

Comme prévu depuis la conférence de consensus Ambition France Transports réunie par le gouvernement en 2025, le texte prévoit d’augmenter de 50% les investissements annuels en faveur de la régénération et de la modernisation du réseau ferroviaire.

Ainsi il prévoit d’ajouter 1,5 milliard d’euros chaque année aux 3 milliards actuels, à compter de 2028 pour réparer les voies, les caténaires, moderniser la signalisation ferroviaire et ainsi stopper le vieillissement des infrastructures.

But: adapter les infrastructures aux dégâts causés par le changement climatique  –glissements de terrain lors d’inondations, élongations de caténaires lors de canicules–, et moderniser la signalisation pour permettre le passage de plus de trains afin de répondre à « l’envie de trains » des Français.

Car les prévisions officielles tablent sur une augmentation du trafic ferroviaire de 25% entre 2024 et 2033 en France, ce qui équivaut à faire circuler près de 800.000 TGV, TER et trains de fret supplémentaires en 2033 par rapport à 2024.

Déjà depuis 2019, le trafic grande vitesse a augmenté de 20% et celui des TER de 40%.

L’effort est « sans précédent », souligne le ministère, d’autant que l’Etat « a décidé d’indexer le montant » sur l’inflation. C’est-à-dire que l’effort de rénovation des voies « ne va pas s’étioler dans le temps ».

A titre d’exemple, le contrat prévoit de « rénover 1.000 kilomètres de voies chaque année contre 750 kilomètres actuellement », d’augmenter de 25% la régénération des caténaires, à 330 kilomètres par an au lieu de 250 kilomètres actuellement.

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